2

Procrastination 101

Au lieu de faire mon dernier travail de la session, je végète sur mon ordi, lis des revues, prend un long bain chaud… tout sauf faire mon travail. Oh, j’ai toutes mes idées pour l’écrire, mais tout est mêlé dans ma tête sur ce que je veux parler. Trop de choses, trop d’éléments visuels sur la célèbre Reine des Reines, l’égyptienne par excellence, la belle Cléopâtre. Mais bon, je devrais m’y remettre bientà´t, je sens comme une certaine pression sur mes épaules (si ce n’était pas que je travaillais demain matin, en plus, je le ferais demain matin mon travail).

Mais bon, j’en ai profité à la place pour surfer sur le site de Think Geek et révasser à mes prochains achats; lire mes revues de mode (merveilleux Harper’s Bazaar britannique, j’adore vraiment la fashion trashy londonienne); et lire le magazine Wired, qui, ma foi, est vraiment excellent!

Mais en feuilletant mes revues de mode, une réflexion s’est suivie au sujet du corps féminin et des standards de beauté comtemporains. J’ai de la misère à comprendre cette folie de la ‘beauté’ et de la jeunesse éternelle, ce syndrà´me dont les femmes semblent s’appliquer sur elles-même, en prétextant que c’est pour que nos hommes nous trouvent belles. Botox, chirurgie esthétique, remodelage de seins, silicone, bronzage, etc…mais sérieux, comment peut-on aimer un corps qui n’a plus d’humain en soi après toutes ses manipulations? Lorsque l’on pousse les modifications de son corps à une certaine limite, on devient comme toutes les autres femmes accro du bistouri, on se donne le même air faussement belle, mais synthétiquement moche. Ce désir de vouloir nous différencier des autres en nous améliorant constamment nous fait justement ressembler à toutes ces autres beauty addicts qui, finalement, deviennent la risée du peuple. J’ai beaucoup de misère avec la torture physique que cause ces opérations. ‘Il faut souffrir pour être belle’: oui, mais vraiment à ce prix-là ?

En réfléchissant encore un peu, j’ai réalisé que je n’ai pas une peur de vieillir comme tous les autres semblent avoir autour de moi. Peut-être est-ce à voir avec mon passé; peut-être est-ce tout simplement ma résilience qui m’a tà´t fait réalisé que même si je ne voulais pas mourir, c’était malheureusement irréversible et impossible à arrêter et qu’il fallait vieillir de toute façon? Et je peux dire aussi que rendu à mes vieux 26 ans, je suis bien contente de mon corps et de moi-même. Je ne me trouve pas grosse comme pleins de filles pensent d’elles-même; je me sens bien dans ma peau et je crois que tout simplement bien m’occuper de moi me permettra de rester en bonne santé et d’avoir un look d’enfer à 30, 40, 50 ans…Mais quand je regarde les femmes dans la rues, celles qui se laissent influencer par leur entourage, leur environnement, la mode, la société en générale…tant de femmes qui se détruisent à petit feu, parce qu’elles n’ont, à proprement parler, personne qui les complimentent juste un petit peu, ou le remontent le moral en leur disant qu’elles semblent radieuses et jolies. Tant de raisons macabres sont données par ces femmes-là  pour motiver leur passage sous le bistouri…ça me donne froid dans le dos.

Par contre, je ne suis pas prête à accuser le monde de la mode de toute cette dévalorisation du corps féminin. Je crois que la société en générale, et la culture nord-américaine en soi, amène les gens à un certain dégoà»t de sa personne, et à croire au rêve américain, ce concept de vie ultra-performant, ultra-superficiel et matériel. La mode peut amener de quoi de beau et d’artistique dans ce qui se fait à cahque saison; j’aime regarder mes revues pour vous des potentiels de look que je pourrais essayer, tester, manipuler, arranger, déguiser à ma guise selon mon humeur. Les textures, les tissus, les couleurs, les motifs, les lignes et courbes des vêtements, accessoires, cheveux et maquillage, tout cela me passionne, car j’aime expérimenter ce qui me va le mieux, ce qui me complimente bien à ma personnalité et ma silhouette. La mode est, pour moi, un simple outil d’expression corporelle de ma personnalité au monde extérieur, aux gens qui m’entourent. Ce n’est pas un code à suivre absolument au doigt et à l’oeil, mais à s’inspirer. Je crois que c’est celà  que les gens ne comprennent pas de ma fascination pour la mode. Ce n’est qu’une expérimentation artistique sur ma personne de ce qui me plaà®t, de ce qui m’attire à l’oeil. Mais bon, d’autres n’y verront qu’une machine capitaliste matérialiste à fond qui n’est que prétexte à superficialité et plasticité.

Je devrais peut-être arrêter de lire mes revues et faire mon travail, moi!

2 Comments

  1. “Ce n’est pas un code à suivre absolument au doigt et à l’oeil, mais à s’inspirer. Je crois que c’est celà  que les gens ne comprennent pas de ma fascination pour la mode. Ce n’est qu’une expérimentation artistique sur ma personne de ce qui me plaà®t, de ce qui m’attire à l’oeil. Mais bon, d’autres n’y verront qu’une machine capitaliste matérialiste à fond qui n’est que prétexte à superficialité et plasticité.”

    alléluia !

    oh et si tu veux éventuellement te débarasser de tes revues…n’oublies pas que je suis là  😉

Comments are closed.