Lors de ma marche avec Lorien hier soir, on est venu à la discussion sur les blogues, ma présence (ou maintenant auto-censure) sur la blogosphère, et mon écoeurantite du milieu. C’était un bon petit moment de réflexion, et il m’a posé de bonnes questions, que j’ai répondu rapidement avec une réponse qui sur le coup me suffisait, mais qui m’a quand même fait réfléchir par la suite…

À la question “mais à quoi ça sert de bloguer sa vie personnelle sur un blogue?”: j’ai répondu que je ne bloguais plus réellement sur ma vie personnelle, mais que j’y allais plus de mes dernières découvertes et réflexions sur la vie en générale, histoire de partager et de débattre sur certains sujets ou idées. J’ai déjà  donné dans l’écriture du perso, et ça m’a foutu dans la merde (littéralement). Sans compter que plusieurs qui lisent mon blogue sont du boulot, de l’école, de la blogosphère, de la famille, etc…bref, de milieux o๠donner trop de détails sur n’importe quel événement un peu trop perso de ma vie peut avoir des répercussions énormes (j’oublie toujours que même si ça fait 12 ans que je ne suis plus au secondaire, je suis entourée de gens qui ne semblent pas avoir évolué mentalement, et qu’il y ait autant de mélo-drames dignes de Watatatow au alentour). BREF, moi qui en suit venu à protéger ma vie perso, j’hésite à donner la moindre petite parcelle d’info maintenant. MAIS! Toujours est-il que je continue à écrire, simplement pour partager les quelques-  rares – opinions (que je puisse encore partager sans trop faire de dégâts), et que j’aime débattre avec les gens, confronter mes opinions et ma vision des choses avec d’autres. Bon, je suis chanceuse de ne pas encore avoir eu d’hyper-connards qui aient spammer mon blogue de commentaires non-pertinents ou haineux, et je croise tous mes doigts possibles que ça n’arrive pas. Après tout, je ne blogue pas non plus pour être connue, mais bien pour me laisser un log (qui est, ironiquement parlant, publique). Je blogue pour moi, et tant mieux si quelques personnes débattent avec moi. Tant pis si j’ai zéro commentaire!

À mon commentaire de “Je commence à être tannée du milieu et je pense me taper rapidement un burnout avant mes 35 ans” (t’inquiètes zeBigBoss c’est pas professionnel…yet ;P ), la réflexion est venue après quelques semaines, o๠je semblais revoir le même monde, les mêmes cliques, les mêmes sempiternelles discussions,les mêmes guéguerres entre Miss X et Miss Y…bref, du ramassis de routine, du remâchache des mêmes affaires, du brassage d’égo, du plate. Oui, ça fait quelques mois que je commence à être blasée de mon milieu Web. Oh, à part lors de l’organisation du GeekFest (o๠j’ai rencontré pleins de gens extraordinaires. YESSSSS, fresh blood, new faces!), je me suis surprise à passer le plus clair de mon temps sur l’internet et mon cell lorsque je sortais dans des événements sociaux reliés aux cliques du Web, à peu parler aux gens, et à m’enfermer un peu plus dans ma bulle. Je ne vise personne en particulier, mais voilà , j’en suis venue à la conclusion que j’ai peut-être fait le tour du milieu. Il est peut-être venu le temps de prendre un break, me retirer dans ma tannière de Pointe-Saint-Charles, me consacrer à mes autres projets  perso (encore secrets, chut!)…ahhh, et puis pourquoi me censurer? Arrêter de voir plein de monde que je trouve hypocrite. Tannée de voir du monde prêcher une chose et faire l’exact contraire ensuite… *Sigh* Désolé, mon petit coté pessimiste et négativiste de la nature humaine vient de remonter à la surface. Mais tâche de disgression, poursuivons ma réflexion pédestre d’avec Lorien!

Je crois que je pourrais discourir longtemps sur l’hypocrisie des autres, de notre société, etc, mais je suis tannée d’être déprimée et de me noircir l’âme des conneries des autres. Pourquoi je devrais me préoccuper de ces morons qui, à la fin, se contrefichent des autres et ne se font que du tord à long terme, et qui vont me procurer quelques rires du coin de ma tannière d’o๠je les observe chuter et se planter. Bref, je suis en burnout de ma vie sociale. Je suis dà»e pour m’éloigner de la connerie humaine et penser à moi-même pour quelques temps. Je dois me soigner et penser à moi, mes bons amis, ma famille, et mon conjoint.

Ça va me redonner le sourire et le goà»t de vivre. Margarita anyone?