0

M.I.A. ‘Born Free’: can’t wait to see her new album

  

I love M.I.A. I really do! Yet, when I first heard ‘Born Free’, her new simple…I wasn’t amazed. But seeing the videoclip made me realized how amazing the song – and the artist – is.
Watch it!

Just a little mention:
I don’t really see this video as an Anti-Americanism piece. I see it as a call to action against all type of genocide and violence in the world. Replace the US troops as Nazis or Turks, and the ginger heads as Jews or Armenians, and you have a perfect allegory of genocide. She states her opinion on the subject, and shows us – graphically – how ugly hate for a specific ethnic population can turn out.

0

Ma colère contre notre société Québécoise

  

Rare que je cite un article de Patrick Lagacé, mais celui-là  vaut le coup! Et quelle marée qu’il déclenche en moi, comme réflexion…Sans compter que l’on a discuté là -desuss, BigBoss et moi, sur l’heure du dà®ner. C’est encore tout frais dans ma tête!

Ça fait des années que je trouve mon peuple, les Québécois, mous et sans colonnes. Sans projets. Sans visions d’avenir. Fermés sur nous-même. On se dit tout le contraire, mais avec le temps, je n’ai gardé qu’une rancoeur et une amertume face à ma société. Nous ne sommes qu’illusion, et on se donne tellement des grands airs de ducs, de princesses, alors que nous ne sommes des petits seigneurs de comté. On se pavane dans notre richesse collective, qui s’effrite pourtant à la vitesse grand V. On va avoir d’l’air d’une belle bande de caves paumés tantà´t, yiiisshhh! Et le restant du monde de rire de notre non-prévoyance et notre irresponsabilité…

Adolescente, j’ai toujours voulu immigrer ailleurs, même si je sais que ce n’est justement pas mieux ailleurs. Je me disais que je pourrais expérimenter un peu plus, avoir accès à plus de variétés, plus d’idées, plus de richesse, plus de projets, de nouveautés, toujours plus…Que je pourrais être en contact avec du monde ouvert, allumé sur autre chose que leur nombril, autant passionné par la vie que moi, curieux. Oui, j’ai vite déchanté, je sais que ce n’est pas plus vert chez le voisin, mais quand même. Il y a des sociétés qui se donnent un peu plus de projets communs qu’ici, c’était ça que je cherchais.

Mes amis me trouvent parfois extrême dans mes propos, ma rage contre la société québécoise, et ma misanthropie. Mais a en entendre parler plusieurs autour de moi, ils pensent majoritairement comme moi. Pourquoi, alors, ne peut-on pas faire front commun et tenter de changer les choses? C’est quand même notre société à nous, nous aussi nous payons pour y vivre. Mais non, nous, les jeunes qui commençont à entrer dans le marché du travail et dans la vie active d’adulte “responsable”, nous entrons dans une déprime collective qui nous immobilise toute envie d’amélioration. Et on s’encrasse, comme nos parents et grand-parents, dans la p’tite vie quotidienne routinière qui va nous tuer nos envies et nos rêves, tranquillement pas vite…

On veut tellement que j’enfante dans ce monde-là , j’ai des pressions incroyables à faire comme tout le monde et devenir mère (<sarcasme>parce que quoi d’autre que ce rà´le peut réellement me donner un sens à ma vie aussi agréable, de femme dans ma société, hein?!!</sarcasme>). Mais comment puis-je accepter, en toute conscience, d’élever mon enfant dans ce monde gris et ennuyeux? Oui, je peux développer moi-même mes projets, montrer à mes enfants cette autre vision de la vie que je semble avoir de différent d’avec les autres, leur montrer que la vie peut être belle et intéressant, bref les élever et faire développer cette curiosité à apprendre et expérimenter la vie. Comment je fais alors pour expliquer à mon enfant, lorsqu’il verra autant de monde pauvre et malheureux autour de lui, que nous n’avons pas assez de places en centre d’accueil pour accepter les sans-abris; pas assez d’argent pour aider les plus démunis à manger à leur faim; pas assez de bénévoles pour aider dans des écoles, des centres pour personnes agées, etc…? Comment je fais pour lui remonter le moral, lorsqu’il sera découragé de ses semblables qui, bien qu’ils clâment tout comme lui qu’ils doivent changer les choses…qu’ils ne feront rien pour aider à collecter des fonds, organiser les tâches et la communication avec le public, trouver du personnel, trouver du temps…?

Em fait, je serais incapable de regarder mon enfant dans les yeux et de lui exprimer toute la fierté d’être en vie et de vivre dans une si belle société que la nà´tre. Parce qu’on en a plus, de la fierté. On l’a vendu avec notre âme pour une p’tite tranche de pain et du divertissement “populaire”, histoire de nous faire relaxer le soir en rentrant de la maison après le boulot.

0

Religion + université + groupe étudiant = incongruité

  

Ça me gosse!

Je regardais les groupes et clubs étudiants aujourd’hui, et tous ceux qui auraient pu m’intéresser avaient tous un défaut: ils étaient tous des groupes religieux. Damn, moi qui cherchait un groupe pour faire des activités para-scolaires (comme si j’en avait pas assez anyway), voila ti-pas qu’ils sont tous des sous-oragnisations des grandes religions de ce monde. Blehhh! Moi, si j’ai envie de faire du bénévolat sans me faire casser les oreilles sur comment le ti Jésus est ben bon et gentil, ni me faire questionner sur le pourquoi de mon rejet de la religion et que “Dieu te pardonne, mais reviens dans le droit chemin”, me semble que je devrais pouvoir m’inscrire dans un groupe o๠on me cassera pas les oreilles sur des ti-namis imaginaires que plusieurs millions de personnes hallucinent collectivement parce qu’ils ont trop peur de réfléchir sur eux-même tout seul (© DAVE sur twitter :P)!!!

Ça me donne quasiment envie de partir un groupe d’athéistes à mon université. Pas de propagande religieuse, juste du monde qui veut quand même changer le monde à coup de projets humanitaires intéressants, ou juste de faire des actions au niveau local. Et pourquoi pas, par le fait même, tenter de ramener le monde dans le droit chemin d’un code moral juste et raisonnable, tout ça en utilisant la raison et non un ti-nami imaginaire???

J’suis tannée de me faire regarder croche parce que je suis capable de vivre dans ce bas-monde sans devoir constamment me repenter et suivre des codes et rituels vieux de plusieurs centaines d’années :P J’ai un cerveau, je pense comme une grande, je suis capable de compassion humaine sans croire en Dieu, on peux-tu nous lâcher 5 minutes sans la propagande?

0

Is it suppose to be a special day today???

  

We should say a nice “Thank you, Mom. I love you!” every day of the year, and not just on Mother’s Day. So that’s why I won’t call my mom and tell her today. I’ll cal her tomorrow…

But still, there’s 4 women which I want to thank them for being there for me, and to tell them the simple three words of my appreciation: “I Love you!” For everything they did for me, for the necessary push I sometimes needed to go on in my life, thank you!

  • Grand-maman Rouleau: It’s now 7 years since she’s gone, and it left a void in my heart. One of the two feminine presences of my childhood, she gave me enough love to ‘tough it up’ until adulthood. Grand-papa and her were the paternal side of my family, always there to feed me until my stomach would explode, always there to encourage me and tell me how much they were proud of me. And all those New Year’s Eve I’ve spent with Grand-Maman, cooking the mythic Tourtière du Lac, and stuffing my face with homemade Ragoà»t de pattes de cochon and cherry blossoms…Being there when she gave her last breath was terrifying, but I knew she wanted me to be there, to hold her hands and transfer some of my courage for her next big adventure…I miss you a lot, Grand-ma! You taught me a lot, and I’ll always remember the words and tips you told me. I’ll cherish them until my own demise.
  • Grand-maman: My mom’s mother, the one who practically raised me. The strong authority in my life, the one whom taught me how to be a decent human being apt to function in society, the one ‘not-quite-my-mother’, but always there if I needed to be reassured…The one who made me appreciate rock and metal music (yes, she loves Rammstein and Metallica), the one to take some time to explain the facts of life. The one to give me a roof, food, an education, and a chance at life…I love you too, Grand-Maman!
  • Mon ancienne coloc/ancienne belle-mère/seconde mère, Josée: tu es celle qui m’a peaufiné, celle qui a prit le relais de la figure maternelle dans ma vie, à un moment o๠je n’allais pas très bien et que j’avais besoin d’une telle présence (malgré ce que je disais). Tu es celle qui m’a aidé à me relever lors de durs échecs, celle qui me soignait lorsque je fonçais dans un mur à 100km/h, celle qui me laissait pleurer sur son épaule quand je n’avais plus personne vers qui me tourner…tu es plus que la mère de mon ex, tu as prit le rà´le de la mère dans mon coeur, et j’apprécie beaucoup tout ce que tu as fais pour moi (et ce que tu fais toujours!). J’aime me tourner vers toi pour t’entendre me donner des conseils, ou juste me gaver de petits biscuits et de tisane. Ça a toujours été un réconfort pour moi, et je ne saurai jamais comment te le démontrer, sauf en disant ces petits “Je t’aime, Josée” quand je te vois :D
  • Mom: we had a rocky road since I was little. You tried your best to raise me, but had to let me go and be raised by others. You almost became a shadow at a point in my life, but now…I’m really glad we’ve put aside all the past and manage to reconstruct a nice mother-daughter relationship. You were there at an important point in my life when it was hellish, and you manage to sooth my pains, reassuring me, telling me that “everything would be fine at one point in the future”. You helped me become the woman I am today, and even if you weren’t present a lot during my childhood, you did manage to give me some tools that helped me go on in my life. I’m happy to say these words today: Mom, I love you!
0

Nuit de la Philo 2009 – recap

  

Je sais, je sais. Je suis quasiment un mois en retard pour ma critique, mais mieux vaut tard que jamais!

J’ai passé une agréable nuit à l’UQAM dans le cadre de la Nuit de la Philo le 21 mars dernier. Lorien m’y a accompagné, et tout les deux étions prêts: nous avions des cousins et des couvertures pour survivre à notre nuit. Et bien que j’avais mon laptop et que j’aurais voulu faire un live blogging, je n’aurais pas pu à cause du manque d’accès wifi pour le grand public. Grande déception pour ma part, mais bon, j’ai survécu sans mon ordi.

  • Israà«l peut-il être sioniste et démocratique? de D. Kosseim et R. Antonius : notre première conférence, et pas un sujet léger non plus. Un questionnement sur la construction de l’état Israà«lien au courant de la 2e moitié du XXe siècle, de ses batailles avec l’état Palestinien; de sa recherche d’identité suite à la 2e guerre mondiale, la Shoah, la création d’une nation, les mythes de la nation hébreuse versus la nation Israà«lienne; de la discussion sur la démocratisation d’Israà«l ou non. Hyper intéressant, et pile dans mon domaine de recherche en histoire. Quand je reconnais le 2/3 des noms mentionnés, je peux assumer que j’ai beaucoup lu sur le sujet.
  • Le zapartisme est un humanisme mais en plus drà´le Héé oui, les Zapartistes donnaient un spectacle cette soirée-là . Une chance que Fred Harper et sa douce nous avaient garder des places prêt de la scène, car nous aurions été loin derrière dans la salle. Plusieurs sketchs étaient des reprises de leur répertoire (le Cube d’Uranium, la Grande Messe du Conseil du Patronat…), mais c’est toujours un plaisir les réentendre. J’ai rit à en pleurer! Et c’était une belle claque dans la face pour la conscientisation aux problèmes de la société actuelle. Ils ont des grosses couilles, les Zaps, pour leur humour noir, décapant et politiquement incorrect, et je les adore!
  • Match d’improvisation Ça faisait longtemps que je n’en avais pas vu un. Les étudiants de l’UQAM s’affrontaient sur pleins de sujest à saveurs philosophiques, mais nous avons entrecouper notre écoute du match par une autre conférence (qui nous intéressait un peu plus).
  • Pourquoi suis-je anticapitaliste, surtout en temps de crise de Martin Petit (non, pas l’humoriste mais un prof d’économie de l’UQAM en kilt, il rock autant) J’avais vu sa 1ère partie il y a deux ans, et ce coup-ci, il résumait l’historique de la crise actuelle, et des grandes crises de par le passé. En nous présentant ces diverses crises, leur causes et leurs effets, il nous expliquait par le fait même pourquoi il était anticapitaliste. C’était géniale
  • La crise économique: dérive d’un système instable dde P. Langlois. Présentation du sujet de maà®trise d’un finissant en science politique, ça a finit en discussion sur les pourquois de la crise, en entrant réellement dans les détails. J’ai finalement compris – à ce moment-là  – comment la crise financière est arrivée, et pourquoi, mais si vous me le redemandiez maintenant, je serais incapable de m’en rappeller. Comme quoi déjà  là , à 1h30 du matin, mon cerveau carburait à fond à la caféine et que ma mémoire commençait déjà  à me faire défaut. On a eu le malheur d’assiter à un black out du conférencier (qui semblait perdu dans ses notes et avait de la misère à continuer son sujet), mais la gentille foule qu’on est l’a aidée en tournant le tout en discussion. C’était vraiment intéressant.
  • L’organisation mettait à la disposition des gens un endroit o๠s’endormir sur des tapis de gymnase. On a profité d’une bonne demie-heure de repos, Lorien et moi, avant de terminer notre nuit avec deux autres conférences de connaissances à moi.
  • Orwell, anarchiste tory d’éric Martin. Petit tour de la pensée politico-philosophique de George Orwell basé sur une étude des grands écrits de sa vie. Intéressant (un tory anarchiste, ça se peut réellement???), mais encore là , la fatigue m’emportait par moment (il était à 5h du matin). Et j’avoue avoir trouvé la conférence courte (30 minutes environ, alors que ça disait 1h30 sur le pamphlet).
  • Chuck Norris et Steven Seagal contre la philosphie de Bertrand Schepper-Valiquette et Raphaà«l Crevier. LA conférence à laquelle Lorien et moi étions tout spécialement venu pour. En plus que le p’tit frère la donnait, le sujet nous avait particulièrement intrigué. J’ai pas besoin de vous dire que c’était une excellente conférence et qu’on a pleuré de rire, sans compter qu’avec la fatigue d’être rester debout toute la nuit, nous étions tous d’excellente humeur dans la salle! Une belle analyste de la création du mythe du super-homme américain dans la filmographie des années 80-90, et de son contraste avec la philosophie, l’humanisme, le regard du monde, etc. C’est étonnant de voir, après tant d’années o๠Bert m’a souvent cassé les oreilles avec son Steven Seagal, qu’il puisse en parler dans le cadre d’une conférence dite politico-culturel-philosophique. Bravo Bert, t’as réussit à rendre Steven Seagal comme sujet d’étude universitaire :P
0

Melting pot de nouvelles sur moi

  

Désolé de ce petit vide de nouvelles ces derniers jours, mais j’avais besoin de repos. Beaucoup d’activités et de nouveautés dans la vie ces temps-ci, et ça m’épuise un peu mentalement. Mais je vais m’en remettre, comme toujours ;)

Anyway, j’ai passé une agréable soirée hier soir pour la fête de Frédéric Harper aux 3 Brasseurs, puis au St-Sulpice, avec lui-même, sa douce, Kindo et plusieurs autres. Bien que je me sentais hyper vieille parmi un troupeau de pseudo-mineurs (j’avais tellement l’impression que nous étions les plus vieux dans le bar!), je me suis bien amusée. Par contre, mon foie prend difficilement l’alcool. Je l’ai dit auparavant, mais ma jeunesse s’est enfuie pour faire place à une presque-trentenaire sage et mature qui doit faire attention à son “vieux” corps :P

J’ai commencé à marcher pour aller au boulot la semaine dernière. Le temps doux aidant, je trouve agréable cette marche bi-journalière. Ça me remet tranquillement en forme, et ça diminue mon tour de taille (ça va être long, mais déjà  un gros 2 livres de perdus, je vais faire ma danse de la joie :P ). J’aime beaucoup que nos nouveaux bureaux sont seulement à 35 minutes de chez moi.

Autre belle surprise, mon remboursement d’impà´t de cette année. Un gros montant, mais qui sera utilisé à payer mes dettes d’études. Comme quoi je suis réellement passée à une autre étape dans ma vie: la maturité financière! Faut bien, tà´t ou tard, recommencer à payer ces années de fiesta et d’études.

La Saint-Patrick arrive à grand pas, et je crois bien que ma couleur de cheveux sera ma seule ode à la fête. Finie les visites au pub irlandais (je dis ça, mais je semble revenir constamment sur mes propos…). Par contre, j’ai déjà  en tête mes prochaines couleurs de cheveux…Hé oui, couleurs avec un S. 3, pour être précise.

Pour ceux que ça intéresserait, le week-end prochain aura lieu la Nuit de la Philosophie à l’UQAM, et j’y serai avec mon bon ami Lorien. Nous avons nos billets pour le show spécial des Zapartistes, et j’ai un ami qui fait une conférence qui me semble prometteuse: Chuck Norris et Steven Seagal contre la philosophie. Je sens que je vais bien rire :P

Bon, je vais profiter de ces dernières heures de week-end pour lire mes nouveaux livres sur ActionScript 3.

7

se demande ce que c’est d’être une femme aujourd’hui

  

Aujourd’hui est la journée internationale de la femme. Woupdi-fucking-dou! Si seulement on pouvait réellement la fêter! Un peu pessimiste, la Sekhmet? Ouais. Négativiste, même. Parce que je ne vois pas ce qu’il y a de bien à célébrer en ce dimanche, jour du Seigneur.

Il y a encore des femmes qui sont prises dans cet engrenage qu’est le rà´le maternel et la soumission à l’homme. Il y a encore pleins de femmes qui sont des butins de guerre, violées et martyrisées par les vainqueurs du moment, jetées et abandonnées après usage et considérées comme des souillures, des femmes “polluées”. Il y a encore pleins de femmes qui doivent se taper des emplois de misère, au salaire minimum, ou danser autour d’un poteau pour arriver à nourrir leurs bambins. Il y a encore plein de femmes qui sont mariées de force, par obligation familiale, et ensuite abandonnées par leur famille car elles ont eu le malheur de survivre à leur mari. Honte à elles!

Et de l’autre cà´té du balancier, il y a des femmes qui disent se donner le pouvoir sur leur corps et leur sexe en se dandinant le cul sur des beats hip-hop/dance, et en acceptant de se qualifier comme “hot mama” et “ho”. Bonjour le féminisme!

Je cite des exemples extrêmes, je sais. Il y a pleins d’entre-deux entre ces types de femmes. La mère de famille qui subit en silence, pour le bien de ses enfants, que son mari la traite de salope ou se saoule la gueule à chaque soir sans rien contribuer aux tâches familiales. La secrétaire ou la vendeuse qui tolère silencieusement que oui, pour l’image de la compagnie, elle doit montrer son décolleté. L’adolescente qui veut se sentir dans la gang, être cool, et qui va faire des fellations à ses amis <sarcasme>mais que ce n’est pas sexuel du tout, oh nonnnn!</sarcasme>. Et je passe sous silence pleins d’autres exemples, parce que je n’écris pas assez rapidement pour tous les mots qui me passent par la tête.

Le féminisme est devenu tabou, aussi. Peu de femmes le clâment. C’est comme si se qualifier de féministe nous qualifiait automatique comme femme frustrée finie, émasculatrice et matrone, ultra-indépendante aux cheveux courts et aux allures masculines. Non, je refuse de me définir comme tel. Je suis féministe, mais j’aime m’afficher comme femme aussi. J’aime me poupounner un peu, sentir le parfum de luxe et porter une jupe. Et je me considère féministe. Heartless bitch FTW!

Mais là  o๠je bugge, c’est cet espèce de statu quo que nous, femmes, semblont avoir accepter avec les années. On se complaà®t dans ce que nos aà¯eules ont acquérit pour nous, on se félicite entre femmes de ce que nous avons aujourd’hui, mais c’est tout. That’s it! Les autres, elles n’ont qu’à  se défendre elles-même, pardieu! Pourquoi j’aurais à faire le combat pour celles qui sont prises dans des sociétés patriarcales? Pourquoi je devrais aider la femme battue et prise dans un cercle vicieux? Elle n’a juste qu’à  porter sa colonne vertébrale, maudit!

Voilà  le message que je perçois des femmes autour de moi. C’est comme si on avait arrêté le combat parce que nous, on est bien dans notre quotidien et on peut faire ce que l’on désire. Alors comment puis-je être heureuse en cette journée de la Femme? Comment puis-je me regarder les yeux dans le miroir et me dire “que je suis bien être une femme!”. Il y a encore tant d’injustice et d’inégalités à combattre. Le combat pour l’égalité est loin d’être terminé!

Et moi, je vais célébrer cette journée en faisant mon lavage et la cuisine. Go women!

P.S. en passant, allez lire cet excellent billet de Chroniques Blonde, La femme est un homme comme les autres. Génial! J’aimerais tellement avoir sa plume et sa verve.

P.P.S. Autres liens à partager en cette journée de la Femme: jesuisfeministe.com , une nouvelle initiative web que j’aime bien; mes fameuses Heartless Bitches; et les merveilleuses Chiennes de gardes françaises.

0

Lorsque se faire taper dessus est acceptable dans notre société

  

Le sujet des derniers jours me rappellent de mauvais souvenirs de jeunesse. Lire ici, ici, là , encore là , et là -bas. Mais aussi ici (j’aime la dernière phrase tout particulièrement).

L’intimidation à l’école, c’est une sujet qui date. On en parle maintenant, les médias en font la une, les gens se scandalisent, mais comme Martin Petit le dit à la fin de son texte, “le monde aime pas le changement”. J’ai l’impression que demain, rien n’aura changé et que tout recommencera. Le même scandale ressortira dans 10 ans, quand un autre jeune en aura assez et fera sauter son école, et que l’on tentera encore de trouver des solutions à coups de commissions parlementaires et de dépenses sur des projets pilotes qui ne donneront peut-être pas grand chose. Criez moi cynique, mais pas grand chose ne changera selon moi. Et on me demande maintenant quand est-ce que j’aurai un enfant: j’ai envie d’en amener dans ce type de monde?

Pour avoir été la souffre-douleur durant mon enfance, je frissonne et sympathise avec la victime . J’aurais juste envie de le prendre dans mes bras et de le serrer fort, en lui marmonnant aux oreilles que ça va passer, qu’il est plus fort et meilleur que les autres, qu’il ira loin dans la vie (en tout cas, plus loin que la majorité d’entre eux); qu’on s’en fout qu’il soit “fif” ou non, qu’il est aimé quand même… Mais est-ce que le jeune qui souffre a envie d’entendre ces mots? Est-il capable d’en faire son mantra et de survivre à cette situation, de se rendre à l’âge adulte?

Parce que oui, c’est une question de survie ici. Survivre à l’âge ingrat qu’est l’adolescence. Survivre à toutes ces insultes, ces attaques à sa confiance, son amour de soi, son corps. Survivre à ces pressions sociales aussi: celle de se conformer aux autres, de ne pas être différent, de ne pas clâmer haut et fort qu’on l’est. Les effets pernicieux de l’intimidation et du rejet chez les victimes se font longtemps sentir. Je comprends mieux pourquoi j’ai un besoin d’attention intense par moment dans ma vie: je me suis cachée si longtemps dans les ombres et les coins à l’école que lorsque j’ai la chance d’avoir le spotlight je le prend.

Toujours est-il que je ne sais toujours pas comment j’ai survécu à mon enfance avec toute cette souffrance, toutes ces attaques physiques et psychologiques purement gratuites. Ça m’a prit des années à comprendre que non, en effet, je ne méritait pas toute cette méchanceté, cette haine contre ma personne, simplement parce que j’existais. Non, je n’étais pas une chienne, un objet à être tapé dessus. Oui, j’étais un être humain comme tous les autres et j’avais le droit de vivre. Que oui, j’avais le droit d’être différente, d’aimer lire, dessiner, marcher, écouter des Sherlock Holmes sur A&E, et de détester les Raiders (équipe américaine de football qui semblait être ben populaire durant ma 6e et mon secondaire 1). Mais ça m’a prit du temps à le comprendre, ça.

J’ai été chanceuse d’avoir quelques adultes qui m’écoutaient et m’aidaient à passer au travers, mais je sais pertinemment que plusieurs autres n’ont pas eu ma chance. Si vous prenez le temps d’écouter les jeunes, ils vous diront qu’une majorité de gens ne feront rien et laisseront les choses aller. De peur de devenir eux aussi des victimes du rejet; de peur que les jeunes en gang se décident à attaquer l’individu qui ose prendre la défense de la victime; de peur, tout simplement, d’agir. De peur de ne pas savoir quoi faire, aussi, et de sentir l’impuissance face à cette situation.

**********

J’étais Pitou en 5e année. Je n’ai jamais compris d’o๠venait ce qualificatif. Peut-être que ma haine des chiens me vient de ce simple mot qui me donne des frissons encore, et non du chien qui m’a mordu au visage. Passer du rà´le de la petite fille bien normale à celui de la nouvelle à l’école qui est détestée, ce fut difficile. Oh, ma mère m’avait préparée à me faire niaiser sur mon prénom: c’est cruel des enfants, et Débile était tellement évident comme insulte que je me l’étais appropriée…mais Pitou? Je ne l’ai toujours pas compris celle-là , même 18 ans plus tard. Et ce n’était que le début: les menaces de me péter la gueule après les journées de classe; les courses que je faisais pour m’embarrer le plus rapidement à la maison et me protéger; les dà®ners que je passais dans la classe avec la professeur, ou à la bibliothèque. Je ne m’étonne même pas que durant ma 6e année, j’ai manqué environ 7 mois sur 10. L’avantage de ne pas avoir eu le téléphone – ou une mère présente – à la maison durant cette année-là  m’a été fort utile! Il y a eu un cà´té bénéfique: je passais mes après-midi à la bibliothèque municipale à lire. J’apprenais par moi-même, j’y développais mon cà´té autodidacte.  Mais ce n’est pas tout le monde qui réussit à s’isoler dans la lecture et réussit à passer au travers du calvaire.

Oh, j’ai eu un répit en 6e: mes tortionnaires avaient tous été dans le programme linguistique à l’autre école. Mais l’entrée au secondaire fut l’enfer. Mes tortionnaires étaient de retour: les quelques amis que j’ai eu la chance d’avoir ont soudaiment disparus, et j’ai été me cacher de nouveau à la bibliothèque. Les ordinateurs n’étaient pas encore entrer dans les écoles secondaires à cette époque!

Avec les années, j’en ai eu ma claque. J’ai changé d’école. J’ai eu l’impression d’être une lâche, de m’enfuir au combat. Mais lorsque j’ai su que j’étais acceptée à cette nouvelle école – et en enrichie en plus! – un lourd poids s’est enlevé de mes épaules. Je pouvais tout recommencer à nouveau: me créer une nouvelle identité, une nouvelle personnalité. Je n’allais plus être hantée par Pitou. Je vous avouerai que j’ai profité de mes deux dernières semaines à mon école de merde pour régler des comptes: rien de mieux que de finalement ouvrir la case dans la face du p’tit comique qui te l’avait fait quelques mois plus tà´t devant tout le monde. Il ne l’a pas trouvé drà´le, finalement. Moi si, et ce même devant mon directeur. J’ai encore un sourire en coin en écrivant ces mots, même si je sais pertinemment que c’est un geste disgracieux et déplacé. L’extase ressenti avec la disparition du poids sur les épaules, vous n’en avez même pas une idée…

J’ai été chanceuse dans ma malchance. J’ai gardé mon mantra durant toute ma jeunesse. “Tu verras, tous ces idiots n’iront pas loin dans la vie; tu iras loin!”, “Ce sera mieux dès que tu seras une adulte”: combien de fois je me suis martelé ces phrases dans ma tête, dans mes cahiers de dessins et de notes. Je les regardais avec mépris. Je me créais une distance avec cette bande d’attardés. Je peux compter sur une seule main les amis qui me restent de mon temps à cet école de merde. En changeant d’école, j’ai réussis à me créer une gang qui m’acceptait comme j’étais. Encore là , j’ai été chanceuse, c’était des amis sympa, des êtres extraordinaires (dont plusieurs sont encore mes amis). Mais je m’étais dit que plus jamais je me laisserais marcher sur les pieds, que je redeviendrais Pitou…j’ai été quelques fois agressive et sur la défensive, j’ai prit une attitude plus “guerrière” et plus tomboy par la suite, mais je ne me laissais plus niaiser. C’était fini, le temps du rejet.

**********

Reste que ce phénomène ne se résolu pas facilement. On dit aux jeunes victimes d’en parler avec leurs parents, leurs profs, les adultes autour de soi, mais la majorité du temps, ça donne quoi? Même si j’en parlais, rien n’était fait envers ceux qui s’amusaient à m’insulter et me faire mal. Un certain laissez-aller s’est installé dans nos écoles secondaires, et en parlant avec mon cousin et ma cousine, je remarque que ce n’est tellement différent de mon temps. C’est beau sensibiliser, mais il faudrait commencer à agir. C’est beau des paroles, mais les gestes marquent  plus. Une personne qui prend la défense d’un souffre-douleur; un groupe de l’école (profs, directeurs, psy) qui avisent les parents des jeunes pris sur le fait; un professeur qui sanctionne, ou du moins qui prend les moyens pour faire réaliser aux jeunes fautifs que ce qu’ils font est hyper néfaste; un passant qui aide le jeune qui se fait tabasser. Bref, il faut arrêter de se cacher les yeux. Il faut arrêter d’avoir peur de choquer aussi. Il est temps qu’on porte nos culottes de parents, d’éducateurs, d’adultes, et qu’on encadre nos jeunes. Leur expliquer que si on veut se faire respecter, qu’il faut respecter les autres aussi. Que ça ne se fait pas taper sur les autres jusqu’au temps qu’ils soient dos au mur, prit dans un coin. Ça finit très mal dans ces cas-là …

Bref, de conscientiser et de responsabiliser nos jeunes faces à leurs actes. Mais bon, on a justement le don de déresponsabiliser tout le monde, de nos jours! Alors comment peut-on se regarder dans le miroir, en tant que société, lorsqu’on est même pas capable d’assumer nos actes et de vouloir s’améliorer en apprenant de nos erreurs?

P.S. Je sais qu’il y a des gens qui aident ces jeunes en détresse. Je ne les vise absolument pas avec mon texte. Je tente juste de partager mon expérience de vie, et de sensibiliser les autres à ce sujet.

0

Reflecting over my blog’s archive

  

I’ve been reviewing my blog for the last hour (mostly deleting old messages with bugs or putting a password on some intense posts), surfing through my blog’s archive, and wow…so many random thoughts came to my mind:

  • How I evolve from a hardcore party monster, emotional roller-coaster psycho, incapable-of-talking-and-expressing-herself girl to a quiet-professional-and-reasonable (I hope) woman in 6 years. It’s…pretty intense going through those archives. And kinda amazing all those memories I wrote down in my different blogs (LJ, WordPress…). In a way, I am happy I wrote all of these down, but guess now comes the time in my life when I have to protect these from the rest of the world. Yeah, censureship have now come to my blog :P My own!
  • From school-related topics (from “it was f… boring” to “I hate this sh*t”: I know, not really an original speech from my part at that time) to a more semi-professional and social stances. I stopped writing about my partys…anyway, I don’t party anymore. Age finally caught with me :P
  • How I was…depressed. Alone. Scared. Trying to be courageous. Trying to cope. Trying to realize my childhood dreams. And how I finally managed to go beyond all this, and mature. I’m really happy with myself.
  • How I was soooooo unhappy in my last relationship. Sorry, but the texts I wrote… (deleted, by the way) Anyway, it’s now in the past. It’s just now that I realize how bad it was. And no, it’s not a one-side blame here, seriously.
  • How I seem more happy with myself in the last 2 years and a half. Seriously. Never thougth I see the day happenning…
  • How I stopped bitching on my classes (college as well as university classes) and talked more about history, the field, my researchs, my interests. How I stopped bitching on my career field (multimedia) and really started to enjoy it. Finally!
  • The family seems to have taken a good place back into my life after all these years and troubles. I’m at peace with the past on this aspect of my life, but I’m still happy I kept those posts in my archives. It really made me realized where I came from, how I was shaped as the woman I am today, and that I could forgive people for pretty awful stuff. But not forget. Just forgive, and move over for somethign better.
  • How I tried, over the years, to improve my writing skills, both in French and English, and managed it.
  • How I wrote down some very dangerous and/or compromising stuffs (deleted :P) between 2003-2006

After almost 6 years, I realize that I managed to mature with the help of my blog. Writing down my feelings of the moment, my thoughts, my discoveries…sharing it with the world. Even if people aren’t that interested in it, it was good for me. Hope I’ll be able to write for a long time here!

And here are so jewels I found back in my archives:

Gotta love mIRC

Animated Star Wars on TelNet

0

Passé renversé

  

Elle lui prend la main. Un petit serrement, la chaleur de sa main sur la sienne. Comme si elle essayait de lui transmettre un message subtilement, sans mot.

Il n’y a pas si longtemps qu’un fossé les séparait. Un grand, un immense fossé. Les rà´les étaient inversés, elles étaient l’opposée de ce qu’elles étaient maintenant. Et maintenant…un renversement. Total. “Comme quoi la vie pouvait surprendre encore”, se dit la plus jeune.

Elle enleva sa main de la sienne, continua à déguster son déjeuner.  Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas mangé aussi bien. Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas mangé, point. Et la présence en face d’elle lui avait dit d’essayer ce déjeuner, que c’était le bon pour lui remettre un peu d’énergie dans ce corps si fatiguée… “Des bananes, ça redonne le sourire, c’est bon contre la dépression”.

Tant de drames entre les deux femmes:  tant de déception chez la plus jeune, tant de regret chez la plus vieille. Mais aujourd’hui, elles étaient là , devant un déjeuner au restaurant, à juste être là  pour l’autre.  C’était ce que la plus jeune avait de besoin le plus. C’était la seule chose que la plus vieille pouvait donner. Sa présence était la chose la plus importante en ce moment, et elle était là  après tant d’années à ne pas y être…

“Allez, manges!”, dit la plus vieille. Elle était mère poule, et voulait s’assurer que la plus jeune mange: elle était rendue si maigre, elle n’était plus que l’ombre d’elle-même…La plus vieille voulait s’assurer que l’autre reprenne de l’éclat, de sa vigueur et de son énergie d’antan. Il était difficile pour elle de voir la jeunesse pétilante s’assombrir devant ses yeux, s’auto-détruisant à petit feu. Elle qui savait comment noir une âme pouvait devenir dans la vie, elle ne voulait pas que ça se reproduise devant ses yeux.

Et la plus jeune de lui dire un simple “merci d’être là  pour moi”. Elle qui n’a su l’être auparavant pour la plus jeune, sa plus jeune, c’était comme un pardon à ses oreilles. Sa simple présence à ce moment dans la vie de la plus jeune semblait effacer toutes les erreurs du passé. Elles pouvaient repartir sur du neuf.

Et la plus jeune de rajouter, les larmes aux yeux, “Merci, Maman, d’être là  pour moi quand ça va vraiment pas…”