Category: Philosophy


  

Je recopie ici quelques résolutions que j’avais rapidement écrit sur Twitter hier pour la prochaine année, avec plus d’explication pour chacune:

  • Donner une conférence dans mon domaine de travail: ça me “démange” depuis quelques temps. Je vois de plus en plus d’amis et connaissances commencer à s’impliquer dans le milieu des conférences web et techno professionnelles, et je dois admettre que ça m’intéresse beaucoup. L’idée de partager mes connaissances, mon expérience du milieu et mes expertises avec le public en général m’intrigue, et je me demande si je serais capable de “faire le saut”, en quelque sorte. Aux nombres de conférences et séminaires auquel j’assiste, je me dis que ce serait bien à mon tour de donner du temps et de l’expertise. Malgré la peur intense qui me prend lorsque je parle en public (damn you séquelles du secondaire lors d’exposés oraux!), je veux bien tenter l’expérience.
  • M’améliorer au travail: 2012 n’aura pas été facile pour moi sur ce volet. J’ai un super boulot et un super patron, mais les rénovations sur le triplex m’ont affecté grandement sur le volet moral et psychologique l’an passé, et j’ai bien failli y laisser ma santé mentale (ça ne paraissait absolument pas, parce que je suis ultra orgueilleuse, mais je voulais tout le temps pleurer et tout laisser tomber l’automne passée). Bref, je trouve que je n’ai pas donné mon 110% (peut-être 80%, genre), et je compte bien être encore plus organisée. C’est dur travailler de la maison (surtout sur la concentration quand la famille y est, ou sur la motivation quand tu es tout seul), mais j’aime bien. Maintenant que nous avons réaménagé notre appart et que j’aime mon bureau, je retrouve peu à peu ma motivation – et ma confiance en soi!
  • Réoganiser ma présence virtuelle: oui oui, vous avez bien lu! J’ai commencé à abandonner tranquillement Facebook (parce que je suis tannée de leur interface de marde – tant mobile que app – et de leur manière de fonctionner. C’est rendu extrêmement différent de ce que c’était quand je m’y étais inscrite en 2005), et juste mon script de IFTTT maintient à jour mon compte (et c’est seulement pour indiquer que je viens de bloguer). Sinon, je me concentre sur Path, Twitter et Google+ comme sources d’information, et sur mon blogue pour donner de mes nouvelles aux gens que ça intéresse encore (et pour me garder un journal online de mon histoire). J’ai activé mon compte FlickR pro, mais je ne suis absolument pas certaine que je vais l’utiliser (je vais lire les terms & conditions juste avant d’y mettre quoi que ce soit), et j’ai mes comptes Goodreads, Picasa et DeviantArt.
  • Continuer à bien manger, bien cuisiner, et m’intéresser au compost, jardinage et cannage (voir post précédent);
  • Me remettre au dessin: ça fait super longtemps que je n’ai pas mis un nouveau dessin sur mon compte de DeviantArt, et pourtant ce n’est pas les idées qui me manquent. C’est le temps, comme n’importe quoi ces temps-ci dans ma vie.
  • Prendre des cours d’hindi et/ou arabe: histoire de commencer à comprendre l’histoire des nations et bouts du monde qui m’intéresse;
  • Plus de sport! Il y a deux ans, j’allais partout en vélo à Montréal, mais en 2012, j’ai dû laisser le vélo de côté suite à notre déménagement temporaire chez notre ami Guillaume dans Villeray. Faire minimum 2h de vélo par jour n’était pas possible pour moi (je devais quand même travailler, tsé), alors on utilisait le transport en commun pour aller porter Nano à la garderie. Par contre, 2013 sera le retour du vélo pour moi :D On va espérer que ça va m’aider pour la ligne (qui diminue, soi-dit en passant).
  • Mieux consommer et dépenser. En fait, continuer mon modèle simplicité volontaire que j,ai commencé en 2012. J’ai commencé à repayer mes dettes d’études depuis quelques années, mais 2012 aura été l’année où j’aurais commencé à rembourser un gros montant, Je suis assez fière de moi-même, et 2013 continuera sur sa bonne lancée. Aussi, depuis que nous avons Nano dans la maison, j’ai appris à faire un budget et commencer à le respecter. Un bébé, ça te responsabilise d’un coup! Tu ne veux certainement pas qu’il manque de nourriture et de vêtements adéquat.
  • Passer au travers de ma pile de livres, et essayer de les commenter sur mon compte de Goodreads.
  • Have fun!
  

Je lis beaucoup sur la nourriture, l’alimentation, les habitudes de consommation, le gaspillage alimentaire, etc… ces jours-ci, et c’est un sujet qui me touche beaucoup. Ma jeunesse a été marquée par le manque de nourriture que notre pauvreté nous occasionnait, et ça m’affecte encore dans ma vie adulte. On gaspille tellement dans notre société québécoise, et ce sur tous les volets: nourriture, vêtements, meubles, animaux, etc.

Quelques articles qui m’ont intéressé aujourd’hui sur ce sujet:

En 2012, en déménageant chez Guillaume dans le quartier Villeray, le temps que les rénos furent terminé à la maison, j’en avais profité pour commencer de nouvelles habitudes. J’étais tannée de me trouver une allure de patate suite à ma grossesse, et de ne jamais me sentir en santé dans mon propre corps. Je sentais que mes problèmes de cholestérol allaient revenir, et je m’étais dite qu’il était plus que temps de changer mes habitudes au volet nourriture, sans compter que je m’inquiètais de ce qui entrait dans la bouche de Nano. Bref, il fallait que ça change. Voici donc une petite liste de ce que j’avais tranquillement commencer à faire en 2012:

  • n’acheter que ce qui était nécessaire à ma cuisine: aller au marché plus souvent, avoir des aliments le plus possible local/bio, mais ne pas en faire tout un plat non plus;
  • préparer des repas santé (et en avance, ou du moins rapide avec le crock pot);
  • me faire une liste des recettes de la semaine, et y tenir;
  • récupérer les aliments sur le bord de la péremption d’une quelconque manière qui soit: confitures, pains, desserts, etc.

Et je dois dire que je suis contente de moi-même: j’ai pas mal tenue ces bonnes habitudes. J’ai perdu environ 40 livres (bien qu’il m’en reste encore juste un tout petit peu à perdre), le mari en a perdu environ 15 livres, et Nano a droit à un menu assez varié et bon (malgré ses caprices du moment). J’ai prit goût à faire la cuisine aussi, et bien que je ne suis pas un grand Chef réputé à la Chuck Hugues, Normand Laprise ou Gordon Ramsay, je suis pas mal contente de mes recettes accumulées au gré des mois.

Pour 2013, je me souhaite de continuer ces bonnes habitudes, mais aussi d’en acquérir des nouvelles:

  • apprendre à faire de la conserve et du cannage (je me suis achetée quelques livres sur le sujet, et mes confitures me confirment que je suis sur la bonne voie)
  • commencer un jardin de fines herbes
  • faire du troc avec des dumpsters divers: ils m’amènent de la bouffe, et je fais pleins de cannages/conserves/plats pour eux et moi! (Contactez-moi si ça vous intéresse ;) )

Vais-je les tenir? On s’en reparle en Décembre 2013.

On motherhood and kids

  

I’m tired exhausted.  I’m ultra busy with work, family and school, and some social times with my close friends.

And I’m LOVING IT!

It’s been an hectic year since Nano came into our lives last year. She’s now 15 months old, full of energy and curiosity, and runs around in the house making our lives HELL (have to watch her ALL THE TIME – I’m starting to grow eyes behind my head, I swear!).

Maternity has been an…interesting, yet quite surprising experience. I got to know myself a lot more, and I now know my limits – other than the fact that I am WAYYYYYYY more patient with stuffs than before. I know that we will keep it at only one kid: I seriously wonder how people managed more than 1 kid on a daily basis when I look at my family life now. Or  these people are just crazy. Anyhow, I can’t fathom why they go for 2 or more kids in their life, my mind just can’t process the thought…or my body is just too damn tired and traumatized from the lack of sleep. A bit of both, I guess.

Still, seeing a human being grow every day is an enriching experience. I was curious to see it develop in front of my eyes, and gosh am I not disappointed! It’s really interesting to see our daughter trying to gain more independence in her movements, gaining more vocabulary (or sounds that vaguely resemble words, in her case) and communication skills with us, and quickly trying to grasp the sense and utility of things surrounding us. This is the point where I am happy I did changed my mind on having a kid. Or where, looking in my archives, I arrived on this post where Babou predicted my pregnancy at a time where I was adamant and swore I would never have a kid.

But anyway…I’m happy I became a mother. An unusual one in her role, I admit it (my friends and followers who saw me in real life will know what I talk about ;P ), but I do take an honor to raise my daughter to the best of my knowledge and values. I really hope she will  become an amazing adult, and that she will kick some asses later on, just like her mother :D

  

Mon article à lire du jour: L’horloge biologique – Je Me Moi – Geneviève Allard – Montréal Express.

L’horloge biologique…concept totalement merdique s’il en est un pour moi! C’est encore un autre terme que beaucoup utilise comme prétexte pour tomber enceinte, former une famille, embarquer dans le même moule que le reste de la société. Pour ma part, j’ai l’impression que c’est une pression imaginaire que beaucoup de personnes se donnent rendu à un certain âge (surtout rendu à la trentaine je remarque), et qu’ils l’utilisent à outrance pour se valoriser dans leur choix de parentalité, alors que dans le fond, c’est un choix totalement personnel – ou parfois un accident que l’on veut assumer.

Jusqu’au moment où nous avons décidé de devenir parents sur un coup de tête Darling et moi (après notre poisson d’avril qui en avait surprit plus d’un), nous ne voulions rien savoir d’être parents, nous ne ressentions pas de besoin “dans notre plus profond moi-même” de le devenir, et nous avons envoyer chier pas mal tout le monde qui osaient sortir les mots “bébés”, “horloge biologique”, “à quand est-ce que vous en aurez?’, etc. OK, j’ai envoyé chier le monde (Darling est trop poli pour le faire dans leur face), mais reste que, comme le disait si bien Geneviève Allard dans sa chronique de ce matin, c’est très impoli quand les gens te disent de te dépêcher pour devenir parents. De quoi je me mêle, criss? J’ai toujours eu de la misère avec les gens qui osent me dicter ma façon de vivre ma vie en me vomissant des mots comme ceux-là.

Bien sûr, puisque ça semble être le temps dans nos vies où tout le monde tombe enceinte ou accouche dans notre entourage (c’est l’âge, hein :P ), j’ai eu plusieurs discussions avec quelques amis sur ce sujet. Plusieurs se questionnaient s’ils devaient s’embarquer dans cette aventure; on me pose bien sûr pleins de questions depuis ma maternité, le “c’est comment?” revient toujours sur leurs lèvres. Je réalise que pour plusieurs d’entre eux, la pression familiale et sociale est grande, et j’ai peur qu’ils flanchent tant c’est intense parfois. La parentalité est une aventure qui ne convient qu’à quelques personnes, et qui de surcroît doit désirer cette dite aventure! Ce n’est pas pour n’importe quel bozo, être parent. Ce n’est pas non plus parce que tout le monde le fait qu’il faut absolument s’y mettre aussi. Être parent doit être un désir personnel qui ne vient que de nous, et de personne d’autre de son entourage. Le meilleur conseil que je finis par dire à ceux qui me posent la question de “je devrais tu?” se font répondre ceci: ça arrivera quand ça arrivera, quand ça te tentera, et pas avant. Et si ça arrive jamais, alors tant pis. Mais profites du moment présent pendant ce temps.

  

J’ai beaucoup de crises de panique et d’angoisse cse derniers temps. Je les cache de tous, tellement habituée à mon personnage que je suis, mais parfois, dans des moments comme aujourd’hui, j’ai du temps devant moi pour me rendre compte de mes crises. Et réfléchir. Et contempler, mûrir sur ma vie – et la vie –  en général.

Je panique beaucoup depuis la naissance de Nano. Mais jusqu’à maintenant, je n’avais jamais réellement eu de temps à moi pour voir tous les changements dans ma vie ces derniers mois, ni de m’apercevoir de leurs impacts sur ma personne. Et ce matin, PAF! C’était comme une claque sur la gueule. Trop de changements “not processed”: c’est comme si tout entrait à la vitesse-lumière dans mon cerveau. La lune de miel semble bel et bien terminé, et c’est maintenant que je semble prendre pleinement conscience de tout ce j’ai eu comme changement dans ma vie cette dernière année. Un deuil à faire d’une vie passée. Oh, pas besoin de me dire que “duh, un bébé ça change une vie, té conne de pas y avoir penser avant”: merci, je le savais déjà, et j’avais déjà essayé, tant bien que mal, de m’y préparer du mieux que je pouvais. Mais on n’est jamais réellement bien prêt pour cette nouvelle étape dans la vie. Mais hop! on embarque dans le train et on apprend à dealer avec!

Mais après cette crise de panique, et ce deuil sur cette vie antérieure qui ne reviendra plus, on a une réflexion sur ce que l’on veut réellement. Tant sur soi-même que pour les autres: le mari, l’enfant, la vie professionnelle, la vie personnelle, la vie sociale…bref, la vie, quoi! Et une pensée m’est venue à l’esprit: il est vraiment trop facile d’embarquer dans cette routine et cette mentalité de “supermom à tout faire”. Je sais que ce n’est vraiment pas ce que je veux pour ma vie. Je ne sais toujours pas ce que je veux réellement, mais je sais que je ne veux pas stresser dans la vie, et ne pas embarquer dans ce type de vie “métro-boulot-dodo” que beaucoup semble vivre. Je ne veux pas devenir une enragée constamment en recherche de la perfection dans tout. Anyway, la perfection, ça n’existe pas, alors à quoi bon s’évertuer à l’atteindre?

Bref, tout ça pour dire que j’angoisse trop. Je m’en fait trop pour si peu dans la vie. Et je dois apprendre à contrôler mes manies, choses qui vont finir par me faire pogner les nerfs après mes proches, et surtout après le mari et Nano!  Not a good thing, on en conviendra. Mais bon, un pas dans la bonne direction!

  

Thank you DaveID for making me discover this Amazing Atheist bloggerDefying belief..

  

Même si Nano est encore trop jeune pour la plupart des activités ci-dessous, voici une liste d’activités à faire avec son enfant. Tsé, quand on est en manque d’inspiration et d’idée!

» 100 Ways to Have Fun with Your Kids for Free or Cheap :zenhabits (vu chez Zen Habits, qui est aussi parmi mes blogues favoris!)

 

P.S. c’est aussi bon pour tous mes amis non-parents qui se cherchent des idées quoi faire avec un enfant un après-midi de temps, lorsque vous en gardez un…les parents vont vous adorer :D

  

Bref, comme je le mentionnais dans le précédent billet, la maternité a beaucoup chambourlé mon horaire et mon style de vie des derniers mois.

  • Je sors beaucoup moins, donc j’ai moins d’occassion de sociabiliser avec mes amis et le milieu techno-geek.
  • J’ai moins de temps pour continuer mes différents projets auquel je participais (je ne fais d’ailleurs plus partie du Core Geek team du Geekfest), alors je coupe aussi dans ma sphère sociale à cause de ça.
  •  Je dois encore reporter mon retour à l’université d’un an ou deux, car la petite me siphonne pas mal de mon temps et de mon attention. D’ailleurs, je regarde l’option de faire un certificat ou un bacc relié à mon domaine de travail.
  •  J’ai à peine des moments paisibles avec le mari (on est d’ailleurs dû pour une soirée sans bébé, des babysitters intéressé?).
  • Beaucoup de monde assume aussi (à tort) que maintenant que nous avons un enfant, nous n’avons plus de temps pour sortir, voir les gens, faire des soirées…NON! On a justement pleeeiiinnnnn de temps, c’est à sa que sert un congé de maternité!!!

Mais bon, outre ces quelques déceptions, je profite de mon congé au maximum. Je vois un être humain se former devant mes yeux de jour en jour, et j’ai la chance de pouvoir lui montrer ce qu’est la vie sous toutes ces formes. Ça épuise, mais c’est passionnant!
Sinon, je commence tranquillement à me remettre à mes projets. Je fais plein de ménage, tant matériel que psychologique/sociale, pour faire de la place pour du neuf. Je me mets des nouvelles priorités dans la vie, histoire de me donner des buts et de nouveaux challenges. Je vais aussi tenter de les écrire ici, histoire de me faire un log, et d’avoir des supporters dans mes nouveaux défis. On verra ce que ça donne!

  

Tellement de choses à dire sur ces derniers mois, tellement de changement dans ma vie d’un coup. J’ai commencé à me déconnecter un peu de tout, tellement l’expérience maternité prend de mon temps et de mon énergie. C’est essouflant, élever un bébé!

Quelques petites réflexions sur cette nouvelle maternité qui est la mienne, alors.

  • J’ai réalisé que les bébés, c’est vraiment pas ce que je préfère dans la vie. J’adore Nano, ne vous trompez pas, c’est un vrai petit bijou ce bébé-là. Mais j’ai réalisé que les bébés, très peu pour moi. Nano sera enfant unique, quoiqu’en dise les autres. Le mari, AethorXenor, et moi avons réalisé que nous avions très peu de patience lorsque la petite pleurait, et que nous avions tous les deux très hâte qu’elle soit au moins capable de se tenir assisse toute seule, ou de tenir son biberon lors de ses boires. Bref, on a hâte qu’elle vieillisse un peu!
  • Mon dieu que les gens ne se mêlent pas de ce qu’ils les regardent et te demandent toutes sortes de questions sur ton bébé! Ou souvent te donne leur avis même si tu ne l’as pas demandé. Je savais qu’avoir un bébé te rendait soudainement un être sociable au yeux des autres, mais jamais à ce point! Je suis quelqu’un de très privé, et si je ne vous connais pas, normalement, je ne vous parle même pas. Alors imaginez, des inconnus qui m’abordent dans le métro/rue pour me dire “vous avez un beau bébé! est-ce un gars ou une fille? quel est son nom? etc.”,j’en ai plein, et j’essaie de ne pas être bête, mais bon…inutile de vous dire que c’est une mission impossible dans mon cas :P
  • Les 56000 avis et conseils de ton entourage, surtout quand ils sont contracdictoire! Oh là là que ce point-là, je pourrais m’amuser pendant des heures! Mais bon, j’ai rapidement compris qu’à la fin, c’est moi la mère de Nano (et Aethor le père) alors c’est à nous de dicter nos propres trucs et règles avec la petite. Fuck la société et leurs attentes face à comment on va élever la petite, finalement!
  • Le sempiternel débat allaintement vs biberon: je ne suis pu capable d’en entendre parler! À chacun son dada, et s’il y a des femmes qui veulent allaiter leur bébé, grand bien leur en fasse. Mais laissez-moi tranquille dans mon coin avec ma bouteille et mon bébé, je vous écoeure pas avec ma méthode, moi!
  • La recherche d’une garderie: c’est ma seule grande pour mon retour au travail en janvier. Je ne sais pas si je vais réussir à trouver une garderie potentielle pour Nano. Lorsque je l’ai inscrite sur la liste d’attente des garderies du coin sur le site d’Enfance-Famille.org, je ne savais pas que la majorité des groupes se créaient en septembre à chaque année, et que rarement trouvait-on d’autres places au courant de l’année dans les garderies du coin. Disons que ça pourrait compromettre mon retour au travail, mais j’essaie de ne pas y penser pour le moment…
  • J’ai eu plusieurs commentaires, tout au loin de ma grossesse, de mon accouchement et de ma période post-accouchement, comme quoi j’étais chanceuse d’avoir eu une grossesse idyllique comme je l’ai eu, que j’ai eu un accouchement et une récupération ultra-facile, etc…et que j’étais donc faite pour en avoir d’autres! Putain que je voulais frapper chaque personne qui me passait le commentaire, parce que chaque fois que j’essayais de dire “non, j’en veux pas d’autres”, on me répondait toujours “mais non, tu vas en vouloir d’autres malgré ce que tu dis”. Heille, chose! Me semble que je sais ce que je veux dans la vie! Grrrr….
  • Non, quand je vois d’autres bébés que le mien, je me m’extasie pas du tout devant ces petits êtres humains. Même que je suis de glace! C’est comme avant ma grossesse. Pas parce que je suis devenir mère que je vais devenir une mère gaga, qui parle en “gougou-gaga” devant les bébés, et qui va absolument tout vouloir savoir sur ces petits bouts de choux.
  • C’est demandant, et aussi gratifiant lorsque tu en vois l’évolution, d’élever un bébé. Mais je comemnce à avoir hâte de retourner au travail. D’avoir un challenge intellectuel un peu plus élevé que ce que j’ai présentement à mon horaire ces jours-ci: couches, biberons, lecture de livres d’images, bain, ménage, etc.

Bref, oui je suis heureuse d’avoir mon bébé; oui je suis heureuse d’avoir au moins connu cette expérience une fois dans ma vie…mais non, je ne veux rien savoir de répéter l’expérience; non, je veux toujours rien savoir des enfants des autres, surtout ceux que je ne connais pas; non, je ne veux pas qu’on s’immisce dans ma vie en me disant comment faire pour l’élever, m’en occuper, la chouchouter, etc.
C’est certain que je veux le meilleur pour ma petite. Il est clair que l’on veut qu’elle soit en santé, qu’elle mange à sa faim, qu’elle ait tous les jeux et objets nécessaires pour s’amuser et se développer dans la vie, qu’elle grandisse en connaissant les différentes facettes de la vie, mais non, je ne l’isolerai pas dans un monde-à-la-Disney-rose. Je vais la trimbaler partout avec moi, répondre à ses questions quand elle m’en posera (au meilleur de mes capacités), courrir après elle pour dépense son trop-plein d’énergie, la chicaner et la discipliner lorsqu’elle fera ses premières gaffes, l’amener sociabiliser avec moi dans les différents événements auxquels je participe. Bref, elle aura un bon éventail d’expérience de vie, et j’espère en faire une femme forte, intelligente, brillante, intéressée aux autres, qui s’aime, et qui aura un regard optimiste dans la vie.
En attendant, laissez-moi l’élever tranquille comme nous le voulons, et non comme la société le dicte!

  

I hate waiting!

That’s all I can feel these last few days. Waiting for Nano to come out of my body, waiting for my maternity leave to suddenly take a life of its own and occupy my time. I’m bored, it must be the 10th time I’ve cleaned the house and took everything junk out of the house. People are telling me “stop complaining and enjoy your vacations while it lasts”, but still, Nano was supposed to be born since the end of March, and we are now almost mid-April…This pregnancy is not making it easier for my moral, and it’s pretty clear I don’t want to live this hellish state a second, third or whatever-the-number times afterwards. And the next people whom tells me “Ohhh, you’ll change of idea in a couple of months/years and want more!”, I’ll punch him/her in the face, HARD!

Seriously, pregnancy is not a fun time for me, I found out. Feeling trapped in my own body, getting bigger and bigger, less flexible, heavier to lift, harder to walk and even breathe, getting kicked (sometimes pretty hard) in the belly…No mood swing for me (people were happy over that one!), no big “craving” or any other pregnancy symptoms/sickness. On a medical point-of-view, it was the ideal pregnancy that every woman wish to have in their life, but DAMN did I hate it! Couldn’t drink whatever I wanted, nor eaten my favorite foods; couldn’t go for long walks with Lorien like I did before anymore (everything left me breathless, even 2-3 steps!). Wished I could get a sterilization now, but don’t ask me why, my Doc doesn’t want to do the operation…grrrrrrrrr! I’ll still be stuck with that damn hormonal pill that will kill my mood for life. Don’t even start me on the contraceptions proposed to women, I’ll get really bitchy and angry!

So yeah, I really can’t wait to get Nano out of my belly and start feeling alive again! Whatever people will tell me now or in the future, Nano is pissing me off more now, in my belly, than it will piss me off in the future (for whatever reason/prank/occasion that baby will rise to achieve in its life :P ).

 

  

J’adore les conférences TED. Et cette présentation-ci, “Why work doesn’t happen at work” de Jason Fried, vient particulièrement me chercher. Pourquoi? Parce que c’est pas mal l’opinion que je partage du travail en bureau. Non pas que je dénigre le boulot: ça peut être vachement créatif et demandant par moment, et ce constant besoin de s’adapter aux nouvelles technologies me fascine et me stimule intellectuellement parlant.

C’est plus les désagréments, les “à-côtés” si je peux me permettre, qui m’énervent et me font haïr la vie de bureau: les gens qui discutent fort et dont tu entends chaque syllabe de ton bureau; ceux qui viennent de déranger simplement pour jaser; les bruits des téléphones, les collègues qui piochent sur leur clavier, le son des portes qui ouvrent et claquent; se faire déranger pour une tâche qui n’est absolument pas en rapport avec celle duquelle on travaillait dessus (et perdre ensuite un bon 30 minutes pour t’y remettre complètement, si ce n’est pas le lendemain même)…Bref, pleins de petites raisons, énumérées dans ce vidéo, qui font que je le partage ici.

Je suis certaine que l’avenir s’en va tranquillement vers un autre mode de travail, et j’ai bien hâte de voir ce qui va changer. On dit que le milieu du Web est apte à s’adapter au changement plus rapidement que dans d’autres domaines, mais sur ce point, je ne sais pas si ce le sera!

P.S. Je vous invite aussi à lire son livre qu’il a co-écrit avec David Hansson, Rework (http://www.amazon.com/Rework-Jason-Fried/dp/0307463745/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1292208136&sr=8-1) si vous n’êtes pas déjà de fervents lecteurs de leur blogue, Signal vs Noise (http://37signals.com/svn)

  

Il y a des moments dans la vie où tu te demandes où tu t’en vas, ce que tu vas faire, dans quelle galère tu t’embarques…L’arrivée prochaine de Nano (d’ici 4 mois et demie) me laisse songeuse face à mon avenir, à ma vie future. Outre les traditionnelles questions de futures compétences parentales (est-ce que je vais bien m’en occuper? est-ce que je vais bien l’éduquer et l’armer pour la vie? vais-je réussir à lui faire avaler son pablum sans trop faire de catastrophes?), je me questionne sur moi-même. Beaucoup. Je suis tellement confrontée à des diktats sur ma future maternité que ça me fait réfléchir deux minutes, le temps de me questionner et de me dire “Est-ce que je veux réellement être COMME ÇA?” Mon côté anarchiste remonte beaucoup ces jours-ci.

Jusqu’à il y a 6 mois, je jurais sur ma non-parentalité, qu’il était hors de question que j’amène un petit dans ce monde de fou…et 6 mois plus tard, c’est ce que je suis en train de faire. En plein milieu de ma grossesse, je me demande encore, parfois, pourquoi…jusqu’au temps que je m’imagine dans le future, mon homme à mes côtés, qui joue avec notre petit haut comme trois pommes. Ça me fait sourire, surtout quand je m’imagine en train de lui montrer à faire des mauvais coups. Autant j’ai peur à l’accouchement, autant je commence à avoir hâte à l’après…

Ce soudain changement de statut dans ma vie me force aussi à réfléchir sur mes autres facettes de ma personnalité, sur mes autres sphères de ma vie de tous les jours. Je doute de beaucoup de choses, mais j’ai aussi envie de nouveauté. Je redoute la trentaine qui arrive, mais je ne veux plus regarder en arrière tellement je suis devenue lasse de ressasser les mêmes souvenirs. Je semble vouloir lâcher prise et m’agripper à d’autres nuages, tannée du peu de changement des choses et du manque d’action.

Je ne sais pas encore vers où je m’en vais ni dans quoi je m’embarque, mais j’accueille ces changements avec un sourire serein. Alea jacta est, comme je me dis souvent devant l’incertitude. C’est déjà ça de gagné!

  

I love M.I.A. I really do! Yet, when I first heard ‘Born Free’, her new simple…I wasn’t amazed. But seeing the videoclip made me realized how amazing the song – and the artist – is.
Watch it!

Just a little mention:
I don’t really see this video as an Anti-Americanism piece. I see it as a call to action against all type of genocide and violence in the world. Replace the US troops as Nazis or Turks, and the ginger heads as Jews or Armenians, and you have a perfect allegory of genocide. She states her opinion on the subject, and shows us – graphically – how ugly hate for a specific ethnic population can turn out.

  

Rare que je cite un article de Patrick Lagacé, mais celui-là  vaut le coup! Et quelle marée qu’il déclenche en moi, comme réflexion…Sans compter que l’on a discuté là -desuss, BigBoss et moi, sur l’heure du dà®ner. C’est encore tout frais dans ma tête!

Ça fait des années que je trouve mon peuple, les Québécois, mous et sans colonnes. Sans projets. Sans visions d’avenir. Fermés sur nous-même. On se dit tout le contraire, mais avec le temps, je n’ai gardé qu’une rancoeur et une amertume face à ma société. Nous ne sommes qu’illusion, et on se donne tellement des grands airs de ducs, de princesses, alors que nous ne sommes des petits seigneurs de comté. On se pavane dans notre richesse collective, qui s’effrite pourtant à la vitesse grand V. On va avoir d’l'air d’une belle bande de caves paumés tantà´t, yiiisshhh! Et le restant du monde de rire de notre non-prévoyance et notre irresponsabilité…

Adolescente, j’ai toujours voulu immigrer ailleurs, même si je sais que ce n’est justement pas mieux ailleurs. Je me disais que je pourrais expérimenter un peu plus, avoir accès à plus de variétés, plus d’idées, plus de richesse, plus de projets, de nouveautés, toujours plus…Que je pourrais être en contact avec du monde ouvert, allumé sur autre chose que leur nombril, autant passionné par la vie que moi, curieux. Oui, j’ai vite déchanté, je sais que ce n’est pas plus vert chez le voisin, mais quand même. Il y a des sociétés qui se donnent un peu plus de projets communs qu’ici, c’était ça que je cherchais.

Mes amis me trouvent parfois extrême dans mes propos, ma rage contre la société québécoise, et ma misanthropie. Mais a en entendre parler plusieurs autour de moi, ils pensent majoritairement comme moi. Pourquoi, alors, ne peut-on pas faire front commun et tenter de changer les choses? C’est quand même notre société à nous, nous aussi nous payons pour y vivre. Mais non, nous, les jeunes qui commençont à entrer dans le marché du travail et dans la vie active d’adulte “responsable”, nous entrons dans une déprime collective qui nous immobilise toute envie d’amélioration. Et on s’encrasse, comme nos parents et grand-parents, dans la p’tite vie quotidienne routinière qui va nous tuer nos envies et nos rêves, tranquillement pas vite…

On veut tellement que j’enfante dans ce monde-là , j’ai des pressions incroyables à faire comme tout le monde et devenir mère (<sarcasme>parce que quoi d’autre que ce rà´le peut réellement me donner un sens à ma vie aussi agréable, de femme dans ma société, hein?!!</sarcasme>). Mais comment puis-je accepter, en toute conscience, d’élever mon enfant dans ce monde gris et ennuyeux? Oui, je peux développer moi-même mes projets, montrer à mes enfants cette autre vision de la vie que je semble avoir de différent d’avec les autres, leur montrer que la vie peut être belle et intéressant, bref les élever et faire développer cette curiosité à apprendre et expérimenter la vie. Comment je fais alors pour expliquer à mon enfant, lorsqu’il verra autant de monde pauvre et malheureux autour de lui, que nous n’avons pas assez de places en centre d’accueil pour accepter les sans-abris; pas assez d’argent pour aider les plus démunis à manger à leur faim; pas assez de bénévoles pour aider dans des écoles, des centres pour personnes agées, etc…? Comment je fais pour lui remonter le moral, lorsqu’il sera découragé de ses semblables qui, bien qu’ils clâment tout comme lui qu’ils doivent changer les choses…qu’ils ne feront rien pour aider à collecter des fonds, organiser les tâches et la communication avec le public, trouver du personnel, trouver du temps…?

Em fait, je serais incapable de regarder mon enfant dans les yeux et de lui exprimer toute la fierté d’être en vie et de vivre dans une si belle société que la nà´tre. Parce qu’on en a plus, de la fierté. On l’a vendu avec notre âme pour une p’tite tranche de pain et du divertissement “populaire”, histoire de nous faire relaxer le soir en rentrant de la maison après le boulot.

  

Ça me gosse!

Je regardais les groupes et clubs étudiants aujourd’hui, et tous ceux qui auraient pu m’intéresser avaient tous un défaut: ils étaient tous des groupes religieux. Damn, moi qui cherchait un groupe pour faire des activités para-scolaires (comme si j’en avait pas assez anyway), voila ti-pas qu’ils sont tous des sous-oragnisations des grandes religions de ce monde. Blehhh! Moi, si j’ai envie de faire du bénévolat sans me faire casser les oreilles sur comment le ti Jésus est ben bon et gentil, ni me faire questionner sur le pourquoi de mon rejet de la religion et que “Dieu te pardonne, mais reviens dans le droit chemin”, me semble que je devrais pouvoir m’inscrire dans un groupe o๠on me cassera pas les oreilles sur des ti-namis imaginaires que plusieurs millions de personnes hallucinent collectivement parce qu’ils ont trop peur de réfléchir sur eux-même tout seul (© DAVE sur twitter :P)!!!

Ça me donne quasiment envie de partir un groupe d’athéistes à mon université. Pas de propagande religieuse, juste du monde qui veut quand même changer le monde à coup de projets humanitaires intéressants, ou juste de faire des actions au niveau local. Et pourquoi pas, par le fait même, tenter de ramener le monde dans le droit chemin d’un code moral juste et raisonnable, tout ça en utilisant la raison et non un ti-nami imaginaire???

J’suis tannée de me faire regarder croche parce que je suis capable de vivre dans ce bas-monde sans devoir constamment me repenter et suivre des codes et rituels vieux de plusieurs centaines d’années :P J’ai un cerveau, je pense comme une grande, je suis capable de compassion humaine sans croire en Dieu, on peux-tu nous lâcher 5 minutes sans la propagande?

  

We should say a nice “Thank you, Mom. I love you!” every day of the year, and not just on Mother’s Day. So that’s why I won’t call my mom and tell her today. I’ll cal her tomorrow…

But still, there’s 4 women which I want to thank them for being there for me, and to tell them the simple three words of my appreciation: “I Love you!” For everything they did for me, for the necessary push I sometimes needed to go on in my life, thank you!

  • Grand-maman Rouleau: It’s now 7 years since she’s gone, and it left a void in my heart. One of the two feminine presences of my childhood, she gave me enough love to ‘tough it up’ until adulthood. Grand-papa and her were the paternal side of my family, always there to feed me until my stomach would explode, always there to encourage me and tell me how much they were proud of me. And all those New Year’s Eve I’ve spent with Grand-Maman, cooking the mythic Tourtière du Lac, and stuffing my face with homemade Ragoà»t de pattes de cochon and cherry blossoms…Being there when she gave her last breath was terrifying, but I knew she wanted me to be there, to hold her hands and transfer some of my courage for her next big adventure…I miss you a lot, Grand-ma! You taught me a lot, and I’ll always remember the words and tips you told me. I’ll cherish them until my own demise.
  • Grand-maman: My mom’s mother, the one who practically raised me. The strong authority in my life, the one whom taught me how to be a decent human being apt to function in society, the one ‘not-quite-my-mother’, but always there if I needed to be reassured…The one who made me appreciate rock and metal music (yes, she loves Rammstein and Metallica), the one to take some time to explain the facts of life. The one to give me a roof, food, an education, and a chance at life…I love you too, Grand-Maman!
  • Mon ancienne coloc/ancienne belle-mère/seconde mère, Josée: tu es celle qui m’a peaufiné, celle qui a prit le relais de la figure maternelle dans ma vie, à un moment o๠je n’allais pas très bien et que j’avais besoin d’une telle présence (malgré ce que je disais). Tu es celle qui m’a aidé à me relever lors de durs échecs, celle qui me soignait lorsque je fonçais dans un mur à 100km/h, celle qui me laissait pleurer sur son épaule quand je n’avais plus personne vers qui me tourner…tu es plus que la mère de mon ex, tu as prit le rà´le de la mère dans mon coeur, et j’apprécie beaucoup tout ce que tu as fais pour moi (et ce que tu fais toujours!). J’aime me tourner vers toi pour t’entendre me donner des conseils, ou juste me gaver de petits biscuits et de tisane. Ça a toujours été un réconfort pour moi, et je ne saurai jamais comment te le démontrer, sauf en disant ces petits “Je t’aime, Josée” quand je te vois :D
  • Mom: we had a rocky road since I was little. You tried your best to raise me, but had to let me go and be raised by others. You almost became a shadow at a point in my life, but now…I’m really glad we’ve put aside all the past and manage to reconstruct a nice mother-daughter relationship. You were there at an important point in my life when it was hellish, and you manage to sooth my pains, reassuring me, telling me that “everything would be fine at one point in the future”. You helped me become the woman I am today, and even if you weren’t present a lot during my childhood, you did manage to give me some tools that helped me go on in my life. I’m happy to say these words today: Mom, I love you!
  

Je sais, je sais. Je suis quasiment un mois en retard pour ma critique, mais mieux vaut tard que jamais!

J’ai passé une agréable nuit à l’UQAM dans le cadre de la Nuit de la Philo le 21 mars dernier. Lorien m’y a accompagné, et tout les deux étions prêts: nous avions des cousins et des couvertures pour survivre à notre nuit. Et bien que j’avais mon laptop et que j’aurais voulu faire un live blogging, je n’aurais pas pu à cause du manque d’accès wifi pour le grand public. Grande déception pour ma part, mais bon, j’ai survécu sans mon ordi.

  • Israà«l peut-il être sioniste et démocratique? de D. Kosseim et R. Antonius : notre première conférence, et pas un sujet léger non plus. Un questionnement sur la construction de l’état Israà«lien au courant de la 2e moitié du XXe siècle, de ses batailles avec l’état Palestinien; de sa recherche d’identité suite à la 2e guerre mondiale, la Shoah, la création d’une nation, les mythes de la nation hébreuse versus la nation Israà«lienne; de la discussion sur la démocratisation d’Israà«l ou non. Hyper intéressant, et pile dans mon domaine de recherche en histoire. Quand je reconnais le 2/3 des noms mentionnés, je peux assumer que j’ai beaucoup lu sur le sujet.
  • Le zapartisme est un humanisme mais en plus drà´le Héé oui, les Zapartistes donnaient un spectacle cette soirée-là . Une chance que Fred Harper et sa douce nous avaient garder des places prêt de la scène, car nous aurions été loin derrière dans la salle. Plusieurs sketchs étaient des reprises de leur répertoire (le Cube d’Uranium, la Grande Messe du Conseil du Patronat…), mais c’est toujours un plaisir les réentendre. J’ai rit à en pleurer! Et c’était une belle claque dans la face pour la conscientisation aux problèmes de la société actuelle. Ils ont des grosses couilles, les Zaps, pour leur humour noir, décapant et politiquement incorrect, et je les adore!
  • Match d’improvisation Ça faisait longtemps que je n’en avais pas vu un. Les étudiants de l’UQAM s’affrontaient sur pleins de sujest à saveurs philosophiques, mais nous avons entrecouper notre écoute du match par une autre conférence (qui nous intéressait un peu plus).
  • Pourquoi suis-je anticapitaliste, surtout en temps de crise de Martin Petit (non, pas l’humoriste mais un prof d’économie de l’UQAM en kilt, il rock autant) J’avais vu sa 1ère partie il y a deux ans, et ce coup-ci, il résumait l’historique de la crise actuelle, et des grandes crises de par le passé. En nous présentant ces diverses crises, leur causes et leurs effets, il nous expliquait par le fait même pourquoi il était anticapitaliste. C’était géniale
  • La crise économique: dérive d’un système instable dde P. Langlois. Présentation du sujet de maà®trise d’un finissant en science politique, ça a finit en discussion sur les pourquois de la crise, en entrant réellement dans les détails. J’ai finalement compris – à ce moment-là  – comment la crise financière est arrivée, et pourquoi, mais si vous me le redemandiez maintenant, je serais incapable de m’en rappeller. Comme quoi déjà  là , à 1h30 du matin, mon cerveau carburait à fond à la caféine et que ma mémoire commençait déjà  à me faire défaut. On a eu le malheur d’assiter à un black out du conférencier (qui semblait perdu dans ses notes et avait de la misère à continuer son sujet), mais la gentille foule qu’on est l’a aidée en tournant le tout en discussion. C’était vraiment intéressant.
  • L’organisation mettait à la disposition des gens un endroit o๠s’endormir sur des tapis de gymnase. On a profité d’une bonne demie-heure de repos, Lorien et moi, avant de terminer notre nuit avec deux autres conférences de connaissances à moi.
  • Orwell, anarchiste tory d’éric Martin. Petit tour de la pensée politico-philosophique de George Orwell basé sur une étude des grands écrits de sa vie. Intéressant (un tory anarchiste, ça se peut réellement???), mais encore là , la fatigue m’emportait par moment (il était à 5h du matin). Et j’avoue avoir trouvé la conférence courte (30 minutes environ, alors que ça disait 1h30 sur le pamphlet).
  • Chuck Norris et Steven Seagal contre la philosphie de Bertrand Schepper-Valiquette et Raphaà«l Crevier. LA conférence à laquelle Lorien et moi étions tout spécialement venu pour. En plus que le p’tit frère la donnait, le sujet nous avait particulièrement intrigué. J’ai pas besoin de vous dire que c’était une excellente conférence et qu’on a pleuré de rire, sans compter qu’avec la fatigue d’être rester debout toute la nuit, nous étions tous d’excellente humeur dans la salle! Une belle analyste de la création du mythe du super-homme américain dans la filmographie des années 80-90, et de son contraste avec la philosophie, l’humanisme, le regard du monde, etc. C’est étonnant de voir, après tant d’années o๠Bert m’a souvent cassé les oreilles avec son Steven Seagal, qu’il puisse en parler dans le cadre d’une conférence dite politico-culturel-philosophique. Bravo Bert, t’as réussit à rendre Steven Seagal comme sujet d’étude universitaire :P
  

Désolé de ce petit vide de nouvelles ces derniers jours, mais j’avais besoin de repos. Beaucoup d’activités et de nouveautés dans la vie ces temps-ci, et ça m’épuise un peu mentalement. Mais je vais m’en remettre, comme toujours ;)

Anyway, j’ai passé une agréable soirée hier soir pour la fête de Frédéric Harper aux 3 Brasseurs, puis au St-Sulpice, avec lui-même, sa douce, Kindo et plusieurs autres. Bien que je me sentais hyper vieille parmi un troupeau de pseudo-mineurs (j’avais tellement l’impression que nous étions les plus vieux dans le bar!), je me suis bien amusée. Par contre, mon foie prend difficilement l’alcool. Je l’ai dit auparavant, mais ma jeunesse s’est enfuie pour faire place à une presque-trentenaire sage et mature qui doit faire attention à son “vieux” corps :P

J’ai commencé à marcher pour aller au boulot la semaine dernière. Le temps doux aidant, je trouve agréable cette marche bi-journalière. Ça me remet tranquillement en forme, et ça diminue mon tour de taille (ça va être long, mais déjà  un gros 2 livres de perdus, je vais faire ma danse de la joie :P ). J’aime beaucoup que nos nouveaux bureaux sont seulement à 35 minutes de chez moi.

Autre belle surprise, mon remboursement d’impà´t de cette année. Un gros montant, mais qui sera utilisé à payer mes dettes d’études. Comme quoi je suis réellement passée à une autre étape dans ma vie: la maturité financière! Faut bien, tà´t ou tard, recommencer à payer ces années de fiesta et d’études.

La Saint-Patrick arrive à grand pas, et je crois bien que ma couleur de cheveux sera ma seule ode à la fête. Finie les visites au pub irlandais (je dis ça, mais je semble revenir constamment sur mes propos…). Par contre, j’ai déjà  en tête mes prochaines couleurs de cheveux…Hé oui, couleurs avec un S. 3, pour être précise.

Pour ceux que ça intéresserait, le week-end prochain aura lieu la Nuit de la Philosophie à l’UQAM, et j’y serai avec mon bon ami Lorien. Nous avons nos billets pour le show spécial des Zapartistes, et j’ai un ami qui fait une conférence qui me semble prometteuse: Chuck Norris et Steven Seagal contre la philosophie. Je sens que je vais bien rire :P

Bon, je vais profiter de ces dernières heures de week-end pour lire mes nouveaux livres sur ActionScript 3.

  

Aujourd’hui est la journée internationale de la femme. Woupdi-fucking-dou! Si seulement on pouvait réellement la fêter! Un peu pessimiste, la Sekhmet? Ouais. Négativiste, même. Parce que je ne vois pas ce qu’il y a de bien à célébrer en ce dimanche, jour du Seigneur.

Il y a encore des femmes qui sont prises dans cet engrenage qu’est le rà´le maternel et la soumission à l’homme. Il y a encore pleins de femmes qui sont des butins de guerre, violées et martyrisées par les vainqueurs du moment, jetées et abandonnées après usage et considérées comme des souillures, des femmes “polluées”. Il y a encore pleins de femmes qui doivent se taper des emplois de misère, au salaire minimum, ou danser autour d’un poteau pour arriver à nourrir leurs bambins. Il y a encore plein de femmes qui sont mariées de force, par obligation familiale, et ensuite abandonnées par leur famille car elles ont eu le malheur de survivre à leur mari. Honte à elles!

Et de l’autre cà´té du balancier, il y a des femmes qui disent se donner le pouvoir sur leur corps et leur sexe en se dandinant le cul sur des beats hip-hop/dance, et en acceptant de se qualifier comme “hot mama” et “ho”. Bonjour le féminisme!

Je cite des exemples extrêmes, je sais. Il y a pleins d’entre-deux entre ces types de femmes. La mère de famille qui subit en silence, pour le bien de ses enfants, que son mari la traite de salope ou se saoule la gueule à chaque soir sans rien contribuer aux tâches familiales. La secrétaire ou la vendeuse qui tolère silencieusement que oui, pour l’image de la compagnie, elle doit montrer son décolleté. L’adolescente qui veut se sentir dans la gang, être cool, et qui va faire des fellations à ses amis <sarcasme>mais que ce n’est pas sexuel du tout, oh nonnnn!</sarcasme>. Et je passe sous silence pleins d’autres exemples, parce que je n’écris pas assez rapidement pour tous les mots qui me passent par la tête.

Le féminisme est devenu tabou, aussi. Peu de femmes le clâment. C’est comme si se qualifier de féministe nous qualifiait automatique comme femme frustrée finie, émasculatrice et matrone, ultra-indépendante aux cheveux courts et aux allures masculines. Non, je refuse de me définir comme tel. Je suis féministe, mais j’aime m’afficher comme femme aussi. J’aime me poupounner un peu, sentir le parfum de luxe et porter une jupe. Et je me considère féministe. Heartless bitch FTW!

Mais là  o๠je bugge, c’est cet espèce de statu quo que nous, femmes, semblont avoir accepter avec les années. On se complaà®t dans ce que nos aà¯eules ont acquérit pour nous, on se félicite entre femmes de ce que nous avons aujourd’hui, mais c’est tout. That’s it! Les autres, elles n’ont qu’à  se défendre elles-même, pardieu! Pourquoi j’aurais à faire le combat pour celles qui sont prises dans des sociétés patriarcales? Pourquoi je devrais aider la femme battue et prise dans un cercle vicieux? Elle n’a juste qu’à  porter sa colonne vertébrale, maudit!

Voilà  le message que je perçois des femmes autour de moi. C’est comme si on avait arrêté le combat parce que nous, on est bien dans notre quotidien et on peut faire ce que l’on désire. Alors comment puis-je être heureuse en cette journée de la Femme? Comment puis-je me regarder les yeux dans le miroir et me dire “que je suis bien être une femme!”. Il y a encore tant d’injustice et d’inégalités à combattre. Le combat pour l’égalité est loin d’être terminé!

Et moi, je vais célébrer cette journée en faisant mon lavage et la cuisine. Go women!

P.S. en passant, allez lire cet excellent billet de Chroniques Blonde, La femme est un homme comme les autres. Génial! J’aimerais tellement avoir sa plume et sa verve.

P.P.S. Autres liens à partager en cette journée de la Femme: jesuisfeministe.com , une nouvelle initiative web que j’aime bien; mes fameuses Heartless Bitches; et les merveilleuses Chiennes de gardes françaises.

  

Le sujet des derniers jours me rappellent de mauvais souvenirs de jeunesse. Lire ici, ici, là , encore là , et là -bas. Mais aussi ici (j’aime la dernière phrase tout particulièrement).

L’intimidation à l’école, c’est une sujet qui date. On en parle maintenant, les médias en font la une, les gens se scandalisent, mais comme Martin Petit le dit à la fin de son texte, “le monde aime pas le changement”. J’ai l’impression que demain, rien n’aura changé et que tout recommencera. Le même scandale ressortira dans 10 ans, quand un autre jeune en aura assez et fera sauter son école, et que l’on tentera encore de trouver des solutions à coups de commissions parlementaires et de dépenses sur des projets pilotes qui ne donneront peut-être pas grand chose. Criez moi cynique, mais pas grand chose ne changera selon moi. Et on me demande maintenant quand est-ce que j’aurai un enfant: j’ai envie d’en amener dans ce type de monde?

Pour avoir été la souffre-douleur durant mon enfance, je frissonne et sympathise avec la victime . J’aurais juste envie de le prendre dans mes bras et de le serrer fort, en lui marmonnant aux oreilles que ça va passer, qu’il est plus fort et meilleur que les autres, qu’il ira loin dans la vie (en tout cas, plus loin que la majorité d’entre eux); qu’on s’en fout qu’il soit “fif” ou non, qu’il est aimé quand même… Mais est-ce que le jeune qui souffre a envie d’entendre ces mots? Est-il capable d’en faire son mantra et de survivre à cette situation, de se rendre à l’âge adulte?

Parce que oui, c’est une question de survie ici. Survivre à l’âge ingrat qu’est l’adolescence. Survivre à toutes ces insultes, ces attaques à sa confiance, son amour de soi, son corps. Survivre à ces pressions sociales aussi: celle de se conformer aux autres, de ne pas être différent, de ne pas clâmer haut et fort qu’on l’est. Les effets pernicieux de l’intimidation et du rejet chez les victimes se font longtemps sentir. Je comprends mieux pourquoi j’ai un besoin d’attention intense par moment dans ma vie: je me suis cachée si longtemps dans les ombres et les coins à l’école que lorsque j’ai la chance d’avoir le spotlight je le prend.

Toujours est-il que je ne sais toujours pas comment j’ai survécu à mon enfance avec toute cette souffrance, toutes ces attaques physiques et psychologiques purement gratuites. Ça m’a prit des années à comprendre que non, en effet, je ne méritait pas toute cette méchanceté, cette haine contre ma personne, simplement parce que j’existais. Non, je n’étais pas une chienne, un objet à être tapé dessus. Oui, j’étais un être humain comme tous les autres et j’avais le droit de vivre. Que oui, j’avais le droit d’être différente, d’aimer lire, dessiner, marcher, écouter des Sherlock Holmes sur A&E, et de détester les Raiders (équipe américaine de football qui semblait être ben populaire durant ma 6e et mon secondaire 1). Mais ça m’a prit du temps à le comprendre, ça.

J’ai été chanceuse d’avoir quelques adultes qui m’écoutaient et m’aidaient à passer au travers, mais je sais pertinemment que plusieurs autres n’ont pas eu ma chance. Si vous prenez le temps d’écouter les jeunes, ils vous diront qu’une majorité de gens ne feront rien et laisseront les choses aller. De peur de devenir eux aussi des victimes du rejet; de peur que les jeunes en gang se décident à attaquer l’individu qui ose prendre la défense de la victime; de peur, tout simplement, d’agir. De peur de ne pas savoir quoi faire, aussi, et de sentir l’impuissance face à cette situation.

**********

J’étais Pitou en 5e année. Je n’ai jamais compris d’o๠venait ce qualificatif. Peut-être que ma haine des chiens me vient de ce simple mot qui me donne des frissons encore, et non du chien qui m’a mordu au visage. Passer du rà´le de la petite fille bien normale à celui de la nouvelle à l’école qui est détestée, ce fut difficile. Oh, ma mère m’avait préparée à me faire niaiser sur mon prénom: c’est cruel des enfants, et Débile était tellement évident comme insulte que je me l’étais appropriée…mais Pitou? Je ne l’ai toujours pas compris celle-là , même 18 ans plus tard. Et ce n’était que le début: les menaces de me péter la gueule après les journées de classe; les courses que je faisais pour m’embarrer le plus rapidement à la maison et me protéger; les dà®ners que je passais dans la classe avec la professeur, ou à la bibliothèque. Je ne m’étonne même pas que durant ma 6e année, j’ai manqué environ 7 mois sur 10. L’avantage de ne pas avoir eu le téléphone – ou une mère présente – à la maison durant cette année-là  m’a été fort utile! Il y a eu un cà´té bénéfique: je passais mes après-midi à la bibliothèque municipale à lire. J’apprenais par moi-même, j’y développais mon cà´té autodidacte.  Mais ce n’est pas tout le monde qui réussit à s’isoler dans la lecture et réussit à passer au travers du calvaire.

Oh, j’ai eu un répit en 6e: mes tortionnaires avaient tous été dans le programme linguistique à l’autre école. Mais l’entrée au secondaire fut l’enfer. Mes tortionnaires étaient de retour: les quelques amis que j’ai eu la chance d’avoir ont soudaiment disparus, et j’ai été me cacher de nouveau à la bibliothèque. Les ordinateurs n’étaient pas encore entrer dans les écoles secondaires à cette époque!

Avec les années, j’en ai eu ma claque. J’ai changé d’école. J’ai eu l’impression d’être une lâche, de m’enfuir au combat. Mais lorsque j’ai su que j’étais acceptée à cette nouvelle école – et en enrichie en plus! – un lourd poids s’est enlevé de mes épaules. Je pouvais tout recommencer à nouveau: me créer une nouvelle identité, une nouvelle personnalité. Je n’allais plus être hantée par Pitou. Je vous avouerai que j’ai profité de mes deux dernières semaines à mon école de merde pour régler des comptes: rien de mieux que de finalement ouvrir la case dans la face du p’tit comique qui te l’avait fait quelques mois plus tà´t devant tout le monde. Il ne l’a pas trouvé drà´le, finalement. Moi si, et ce même devant mon directeur. J’ai encore un sourire en coin en écrivant ces mots, même si je sais pertinemment que c’est un geste disgracieux et déplacé. L’extase ressenti avec la disparition du poids sur les épaules, vous n’en avez même pas une idée…

J’ai été chanceuse dans ma malchance. J’ai gardé mon mantra durant toute ma jeunesse. “Tu verras, tous ces idiots n’iront pas loin dans la vie; tu iras loin!”, “Ce sera mieux dès que tu seras une adulte”: combien de fois je me suis martelé ces phrases dans ma tête, dans mes cahiers de dessins et de notes. Je les regardais avec mépris. Je me créais une distance avec cette bande d’attardés. Je peux compter sur une seule main les amis qui me restent de mon temps à cet école de merde. En changeant d’école, j’ai réussis à me créer une gang qui m’acceptait comme j’étais. Encore là , j’ai été chanceuse, c’était des amis sympa, des êtres extraordinaires (dont plusieurs sont encore mes amis). Mais je m’étais dit que plus jamais je me laisserais marcher sur les pieds, que je redeviendrais Pitou…j’ai été quelques fois agressive et sur la défensive, j’ai prit une attitude plus “guerrière” et plus tomboy par la suite, mais je ne me laissais plus niaiser. C’était fini, le temps du rejet.

**********

Reste que ce phénomène ne se résolu pas facilement. On dit aux jeunes victimes d’en parler avec leurs parents, leurs profs, les adultes autour de soi, mais la majorité du temps, ça donne quoi? Même si j’en parlais, rien n’était fait envers ceux qui s’amusaient à m’insulter et me faire mal. Un certain laissez-aller s’est installé dans nos écoles secondaires, et en parlant avec mon cousin et ma cousine, je remarque que ce n’est tellement différent de mon temps. C’est beau sensibiliser, mais il faudrait commencer à agir. C’est beau des paroles, mais les gestes marquent  plus. Une personne qui prend la défense d’un souffre-douleur; un groupe de l’école (profs, directeurs, psy) qui avisent les parents des jeunes pris sur le fait; un professeur qui sanctionne, ou du moins qui prend les moyens pour faire réaliser aux jeunes fautifs que ce qu’ils font est hyper néfaste; un passant qui aide le jeune qui se fait tabasser. Bref, il faut arrêter de se cacher les yeux. Il faut arrêter d’avoir peur de choquer aussi. Il est temps qu’on porte nos culottes de parents, d’éducateurs, d’adultes, et qu’on encadre nos jeunes. Leur expliquer que si on veut se faire respecter, qu’il faut respecter les autres aussi. Que ça ne se fait pas taper sur les autres jusqu’au temps qu’ils soient dos au mur, prit dans un coin. Ça finit très mal dans ces cas-là …

Bref, de conscientiser et de responsabiliser nos jeunes faces à leurs actes. Mais bon, on a justement le don de déresponsabiliser tout le monde, de nos jours! Alors comment peut-on se regarder dans le miroir, en tant que société, lorsqu’on est même pas capable d’assumer nos actes et de vouloir s’améliorer en apprenant de nos erreurs?

P.S. Je sais qu’il y a des gens qui aident ces jeunes en détresse. Je ne les vise absolument pas avec mon texte. Je tente juste de partager mon expérience de vie, et de sensibiliser les autres à ce sujet.