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Nouvelle trouvaille Web: Readernaut!

  

Un nouveau petit projet Web 2.0 qui commence à être connu et dont je suis devenue une beta-testeuse: Readernaut. J’adore! Je mets tous mes livres lus ou non dans mon profile, je peux écrire mes commentaires, me faire des notes, donner des cotes, voir les livres des autres, des recommendations, etc…

Vraiment, un petit bijou ce site! Et je suis déjà  à 103 livres d’entrés sous mon profil, juste ceux qui traà®naient autour de mon bureau. Imaginez le nombre de livres qui me restent à entrer…

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Dead trees 2009 – Serge௠Lukyanenko’s The Night Watch series

  

Je viens enfin de terminer la série de livres de Sergei Lukyanenko après 6 mois! The Night Watch, the Day Watch, the Twilight Watch et the Last Watch est une série qui se concentre sur les Others, ces êtres paranormaux (magiciens, vampires, polymorphes et autres) divisés dans un combat entre le Bien et le Mal. Loin des clichés de ces types de contes, une certaine noirceur se présente au lecteur dès les premières pages, et nous sommes loin du récit que les films nous ont présentés.

La série suit les péripéties d’Anton Gorodetsky, récemment recruté au sein de la Night Watch, organisme ultra secret à la défense du Bien contre les agents de Day Watch, dans un Moscou glauque nouvellement capitaliste. À travers ses missions, séparés en trois livrets/chapà®tres, nous voyons Anton confronter ses convictions sur le Bien, le Mal, la vie, l’amour et le pouvoir lors d’une opération de sauvegarde sur Svetlana Nazarova, une docteur sous le joug d’un puissant mauvais sort. Jeux de pouvoir entre les dirigeants du Bien et du Mal, questionnement sur la prédestination ou non des gens et de leur alignement, c’est la quête de vérité d’Anton qui se déroule sous nos yeux. Les trois autres livres (Day Watch, Twilight Watch et Last Watch) continue cette quête d’Anton à travers ses enquêtes au sein de la Night Watch et de sa vie personnelle.

Serge௠Lukyanenko présente un aspect noir à la magie que les gens normaux ne peuvent voir, et présente des personnages ni parfaits ni trop caricaturaux, des Others qui cherchent è savoir s’ils sont encore humains, et pourquoi ils défendent ceux dont ils voudraient être. Comme je l’ai indiqué plus tà´t, c’est une histoire bien différente des traditionnelles histoires de guerre entre le Bien et le Mal, et on est toujours curieux de savoir ce qu’il arrive avec les personnages de la série.

Si vous avez vu les films et aviez été déçus, vous comprendrez pourquoi la série est culte en Russie. Si vous aimez les histoires à saveur paranormale, je vous conseille fortement les livres de Serge௠Lukyanenko.

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Hitler n’est pas un être humain, noooonnnnn mà´sieur!

  

Parce que des théories de la sorte me font toujours rire, je partage avec vous cette théorie sur Hitler qui expliquerait pourquoi il était un Démon! Un Monstre sanguinaire, une bête sauvage, un non-humain…Il n’avait qu’une couille.

Come on! La théorie la plus loufoque que j’ai entendu sur le gars.

Mais calisse, pouvez-vous bien m’expliquer pourquoi on cherche tant à vouloir démoniser l’être humain de la sorte, à ne pas vouloir le reconnaà®tre comme un être humain; un être ultra-mauvais, manipulateur, noir, sombre, mais un humain tout de même! C’est comme si on tentait d’exorciser les noirceurs de l’âme humaine hors de notre conscience, de cacher l’existence de cette noirceur en nous, de cette possibilité vers la cruauté, le pouvoir, la corruption…

Ça m’écoeure qu’on démonise tant certains personnages de l’histoire, qu’on les catégorise hors de l’espèce humaine en les étiquetant de toutes sortes de noms, de conditions. Et dire que ce gars-là  était quand même bien apprécié par une partie des gens dans les années 1930. Du jour au lendemain, pouf! C’est le fils du Diable, c’est l’AntéChrist!

On joue tellement à l’autruche, on risque de s’en aller vers le même phénomène dans les prochaines années. À vouloir flatter dans le sens du poil les gens au pouvoir, on se ferme les yeux sur certaines dégueulasseries qu’ils peuvent faire. Et là , ensuite, après qu’ils ont été au pouvoir, fassent leur merde et tuer plein de monde pour xyz raisons, on les démonisera.

Et lorsque cela arrivera – encore! – je serai tellement aux premières loges, avec mon bol de popcorn, à applaudir l’imbécilité humaine! <sarcasm>Tsé, parce qu’avoir une couille, ça amène évidemment une guerre mondiale :P </sarcasm>

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Dead Trees 2008: résumé de lecture

  

Parce que j’ai prit une pause de l’université, je me suis remise à lire. Et lire j’ai fait ces derniers jours: 3 livres lus o๠en cours, c’est mon record depuis des années! Je m’étonne.J’ai aussi piqué le titre de mon post à Dave, que je trouvais drà´le mais à´ combien véridique (je tue des arbres avec mon obsession des livres, mais c’est une bonne obsession me semble).

Mais bon, fi de bavardage, je vous indique ce que je lis ici:

aminmaalouf_samarcande

Samarcande, de Amin Maalouf.
376 pages, 1989. Livre de poche.

Omar Khayyam, grand poète et intellectuel musulman du 12e siècle, a tenu un journal intime, le Manuscrit de Samarcande. C’est les tribulations de ce manuscrit, de siècles en siècles, dont Amin Maalouf écrit le récit. Le narrateur, un orientalisme amateur Américain, raconte comment il en vint à devenir le dernier possesseur du manuscrit.

Intéressant, intriguant, mystique, aventure: c’est un peu mes impressions en lisant le roman. Je trouvais que c’était un drà´le d’hasard que le livre raconte aussi le fondement de la secte des Assasins au Moyen Orient alors que je suis en train de jouer à Assassin’s creed, mais bon. L’esprit poétique de la littérature arabe est très bien représentée dans ce livre, et je le recommande fortement à tout amateur d’auteurs arabes. J’ai adoré. C’était un très beau cadeau d’anniversaire de mon ex (qui a le don de me donner des lectures extrêmement intéressantes!).

The Little Friend

The Little Friend, Donna Tartt
640 pages, 2003.

Je suis en train de lire le deuxième roman de l’auteur dont j’avais raffolé de son premier opus, The Secret History. Mais là , à date, je suis déçue.

Le décès d’un gamin de 9 ans mène sa soeur à enquêter, 12 ans plus tard, sur les conséquences mystérieuses de sa mort. Situé au Mississippi, dans le coeur d’une ville telle qu’on se les image (haut quartier riche en haut des collines et les ghettos pauvres au bas), en pleine ségrégation raciale et sociale, dans un quartier favorisé de la ville, Harriet cherche à comprendre comment son frère est mort. On observe, à travers son enquête, à la déchéance d’une grande famille bourgeoise, ferméem recluse du monde et centrée sur elle-même.

À date, j’y retrouve cette même ambiance que dans la trilogie des sorcières Mayfair de Anne Rice: opulence passée des grandes familles Américaines, taboos et secrets de familles, religion versus raison, etc. Mais je ne sais pas si je vais le terminer. Je le trouve long et pénible dans ses descriptions, bien qu’important pour cerner les personnalités des personnages principaux et secondaires.

Ysabel

Ysabel, de Guy Gavriel Kay
528 pages, 2007.

J’ai toujours raffolé de cet auteur aussi. Sa merveilleuse Trilogie de la Tapisserie de Fionavar est ma favorite dans la Fantasy, devançant Lord of the Rings (et de loin!). J’avais tenté de commencer les livres qu’il a écrit par la suite, mais jamais sans embarquer dans l’histoire.

Ici, j’embarque (à  date). La description est assez mystérieuse, mais on suit les aventures de Ned Marriner, un jeune adolescent qui suit son père photographe à Aix-en-Provence, en France, lors d’un shooting photo de la cathédrale, qui sera mêlé à un vieux mythe de l’histoire de la ville.

Je ne suis qu’au début du roman, mais j’embarque beaucoup plus que dans le roman de Donna Tartt. Je reviendrai avec ma critique complète au courant de la semaine.

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Ce que j’écoute en musique sur Internet…

  

Un peu de promotion, parce que j’aime vraiment parler et promouvoir des choses qui en valent vraiment la peine.

Depuis un an environ, j’écoute intensivement une émission de radio que j’adore et qui me fait découvrir des nouveaux sons intéressant. Je parle ici de London Café, émission de radio à la radio étudiante de l’Université de Montréal CISM, qui, à chaque mardi soir, nous fait découvrir les groupes de musique de la Grande-Bretagne, ou d’influence britannique. J’adore!

Et depuis que je suis à l’université, je me suis mise à écouter les radios étudiantes. Ça m’a rappellé un petit moment de nostalgie. Quand j’étais au secondaire, j’avais mon émission de radio avec deux autres de mes amies de l’époque (Stéphanie et émilie), et on tentait de présenter les boys band britannique et de nouveaux sons de la Grande-Bretagne et de l’Europe, tant nos radios commerciales de l’époque étaient envahies de merde nord-américaines pop poche (et l’est encore, malheureusement). Bref, écouter London Café me rappelle un peu mon temps au secondaire. Et depuis mon entrée à l’université, j’alterne entre deux postes, CHOQ.fm de l’UQAM et CISM de l’UdM.

Bref, si vous voulez vous ouvrir vos oreilles à de nouveaux sons qui vous plaà®t, allez écouter les radios étudiantes. Il y a bien sà»r CKUT de McGill et CJLO de Concordia, mais je les aime moins. Goà»t personnel, pas de raison autre que c’est moins mes genres de musique. Mais bon, si vous voulez de la musique sans trop de publicités à tous les 30 secondes, et découvrir de nouveaux groupes de musique d’ici et d’ailleurs, c’est les places à aller!

Et pourquoi pas, un peu de pub: pour mes trippeux de goth, métal, industriel et autre alternatif, aller voir Second Shifters. EXCELLENT! Faut encourager nos voisins du sud à s’ouvrir les oreilles à de meilleurs sons que du fucking gangsta rap poche!

*EDIT*

Headphones required, un podcast de Laurent Lasalle (autre bon bloggeur que j’aime bien lire) est excellent. Lui aussi est à promouvoir! Bonnes découvertes musicales, bon choix…ça a l’air professionel en plus!

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La BD au Québec

  

Je suis en train d’écouter la baladodiffusion de l’émission d’aujourd’hui à Bazzo.tv, et il y a une entrevue intéressante avec l’historienne et praticienne Mira Falardeau, qui vient de sortir un livre sur l’histoire de la BD au Québec. Intéressant d’apprendre que, selon ses recherches, le Québec aurait été la première nation francophone à faire de la BD, et non la France ou la Belgique comme on aurait pu le penser. Moi qui veut un jour faire de la BD, je trouve intéressant de voir que nous serions peut-être les fondateurs de ce nouvel art visuel au 20e siècle. Bref, je vous invite à vous télécharger l’émission d’aujourd’hui et à l’écouter. Moi, je vais sà»rement faire un saut à la Grande Bibiothèque pour aller voir l’exposition de Mira Falardeau.

Aussi, l’émission de Bazzo parle beaucoup des élections présidentielles américaines, et du Super Tuesday qui est demain. Encore d’intéressantes analyses de l’image politique, et des prédictions intéressantes en ce qui a trait à Obama (mon favori), Clinton et McCain. Dany Laferrière m’étonne beaucoup de sa verve et son langage, et je suis de plus en plus charmée par cet intellectuel. J’ai bien aimé son analyse comme quoi ce n’est plus un vote anonyme qui se passe dans la démocratie américaine, mais plutà´t un discours à saveur racial ou sexuelle, là  o๠les gens seront catégorisés dans leur vote selon leur ethnie ou leur sexe, et o๠le discours politique disparaà®t peu à peu.

Vraiment, j’adore Bazzo. Mon cerveau est en overdose d’intellectualisme, content de ne pas avoir été abruti par toute ces merdes dans les médias et la société! Je peux aller me coucher en paix…

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La lecture et le Web

  

Je réalise que je lis beaucoup. Bon, certains me diront ‘Mais Debbie, tu étudies en Histoire. Bien sà»r que tu lis beaucoup’, tout confus de ma déclaration. Oui, en effet, mon domaine d’étude requiert la lecture de livres et d’articles – l’équivalent de 500 à 1000 pages par semaine – pour mes cours, mais en m’inscrivant à l’université, je savais dans quoi je m’embarquais.

Non, ce que je n’imaginais pas, c’est la quantité de lecture que je fais aussi sur le Net. C’est effarant la quantité de lecture par jour que je fais. Et pourtant, dans ma tête, c’est comme si j’avais de la misère à considérer cela comme de la lecture. Weird? Oui, je sais.

Pourtant, et mes amis proches vous le confirmeront avec hochement de la tête ultra rapide et évident en appui, j’ai lu énormément de fanfics, de blogs, d’articles multimédia et reliés à mon domaine de webmestre en ligne, de nouvelles, etc. Mais je ne comprend toujours pas pourquoi, dans ma tête, je ne considère pas cela comme de la lecture. Peut-être est-ce parce que je passe trop de temps sur l’Internet? Est-ce que j’ai la vieille notion que lire, c’est à travers un support en version papier, un bon vieux livre? J’en ai aucune idée.

Ce qui m’amène cette réflexion, c’est cet article de Nicolas Dickner. Pour ceux qui ne le savent pas, la dernière récipiendaire du prix Nobel de la Littérature, Doris Lessing, a blâmé l’Internet pour ce qu’elle appelle la ‘culture de la fragmentation’, o๠nous, les surfeurs du Web, délaissont peu à peu la lecture et parcourons plein de ‘niaiseries’ (ça, c’est moi qui interprête) sur divers sites web, ou lisont pleins de sujets qui ne sont pas réellement des lectures. Bref, elle démontre de sa phobie de la technologie Web à travers son article, et il est clair que personne ne lui a montré et expliqué des sites qui, pourtant, amène la lecture sur le Net: Wikipédia, SlashDot, Lire…Dans mon cas, tout plein de sites m’incitent à lire (Thinkgeek, ceux mentionnés juste avant, des recommendations par des bloggeurs, etc…), et je lis autant hors-Internet que sur.

Je trouve juste dommage que l’on est encore cette vieille mentalité face au Net que ce n’est pas un endroit o๠les lecteurs trouveront leur compte. C’est une mentalité que je retrouve parfois dans certains de mes cours. Mes professeurs iront souvent dire que ce que l’on ne peut pas se fier au Web, qu’e ce qu’on y lit n’est pas aussi fiable que dans les livres, etc…Je vois une certaine amélioration chez les plus jeunes, mais je sens une certaine hésitation chez les plus vieux qui ne sont pas aussi “techno” que nous.

Anyway, je pense encore sur le sujet, car je sens que je vais devoir le défendre dans mon cours de méthodolgie et approches historiques dans les prochaines semaines. Je vous tiens au courant de ma réflexion et de mes débats en classe.

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élizabeth, Roi d’Angleterre – Critique

  

J’ai assisté mardi dernier à la première représentation publique de la pièce élizabeth, Roi d’Angleterre au TNM, mise en scène par René Richard Cyr et écrite par Timothy Findley.

C’est l’actrice Marie-Thérèse Fortin qui incarne la reine élisabeth.

L’histoire se déroule dans la nuit du 22 avril 1616, la veille de l’exécution de l’amant d’élisabeth par la reine elle-même.

Cette nuit-là , élisabeth convoque William Shakespeare et sa troupe pour la distraire avant de voir son amant, le comte d’Essex, disparaà®tre de son univers.

“écoutez-moi. Je vous offre un marché. Enseignez-moi à être une femme… et je vous enseignerai à un être un homme, dit la reine élisabeth à l’acteur Ned, abonné aux rà´les de femmes dans les pièces de Sheakspeare.”

C’est autour de ce thème que tourne la pièce. Déchirée entre sa fonction de reine, qui l’oblige à agir comme un homme, et son statut de femme, élisabeth s’adresse ainsi à cet acteur, connaisseur de l’âme féminine, pour qu’elle recouvre sa féminité.

Ce dialogue entre la reine et l’acteur Ned, incarné par René Richard Cyr, les conduira-t-il à se réconcilier avec eux-mêmes?

tiré du site de radio-canada

Bref, c’est l’histoire de la reine qui a su amené l’à‚ge d’Or à l’Angleterre, et a su donner au futur Empire Britannique les bases solides pour son avenir riche et puissant. J’ai aimé l’interprétation que la comédienne Marie-Thérèse Fortin a fait de la Reine Vierge, et la manière dont elle l’interprêta, dure et froide, royale et affligé du poid de son trà´ne et de son royaume. Une reine conscientisée de son rà´le au Parlement, de son impossibilité d’être femme, d’être émotionnelle et de pouvoir libérer le poid de toute sa peine en public. Une femme qui fut obligé de se changer en homme, d’avoir des couilles, tant elle devait affirmer son droit au pouvoir et au trà´ne de son père dans un monde d’hommes mysogynes et paternalistes du 16e et 17e siècles.

En réalité, on a peu parlé de la pièce lors de notre souper au Café du TNM après la pièce, mais j’ai bien aimé défendre l’idée que la Reine était en fait un homme dans un corps de femme, prise à s’oublier dans cette masculinité qu’elle personnifiait tout le long de son règne, bien qu’à  sa mort, elle a su prouvé qu’une femme pouvait amener d’incommensurables richesses à son royaume et être capable de diriger d’une poigne de fer la politique de l’état. J’ai aimé la pièce, malgré le cà´té sombre et triste qui était discuté parfois.

Pour les fans de la Reine Vierge et de William Shakespeare, c’est une pièce à aller voir. Les acteurs sont très bons (René Richard Cyr en Ned, acteur de la troupe de Shakespeare qui joue toujours des femmes et qui veut absolument montrer à élizabeth à être une femme, était tout simplement sublime!). La mise en scène est minimaliste, mais les effets sonores et visuelles viennent parfaire l’histoire et lui donner un ton crédible.

C’est, à date, la meilleure pièce de la saison du TNM! Allez-y si les bonnes pièces de théâtre vous enchantent.