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Lâcher prise ou angoisser…

  

J’ai beaucoup de crises de panique et d’angoisse cse derniers temps. Je les cache de tous, tellement habituée à mon personnage que je suis, mais parfois, dans des moments comme aujourd’hui, j’ai du temps devant moi pour me rendre compte de mes crises. Et réfléchir. Et contempler, mûrir sur ma vie – et la vie –  en général.

Je panique beaucoup depuis la naissance de Nano. Mais jusqu’à maintenant, je n’avais jamais réellement eu de temps à moi pour voir tous les changements dans ma vie ces derniers mois, ni de m’apercevoir de leurs impacts sur ma personne. Et ce matin, PAF! C’était comme une claque sur la gueule. Trop de changements “not processed”: c’est comme si tout entrait à la vitesse-lumière dans mon cerveau. La lune de miel semble bel et bien terminé, et c’est maintenant que je semble prendre pleinement conscience de tout ce j’ai eu comme changement dans ma vie cette dernière année. Un deuil à faire d’une vie passée. Oh, pas besoin de me dire que “duh, un bébé ça change une vie, té conne de pas y avoir penser avant”: merci, je le savais déjà, et j’avais déjà essayé, tant bien que mal, de m’y préparer du mieux que je pouvais. Mais on n’est jamais réellement bien prêt pour cette nouvelle étape dans la vie. Mais hop! on embarque dans le train et on apprend à dealer avec!

Mais après cette crise de panique, et ce deuil sur cette vie antérieure qui ne reviendra plus, on a une réflexion sur ce que l’on veut réellement. Tant sur soi-même que pour les autres: le mari, l’enfant, la vie professionnelle, la vie personnelle, la vie sociale…bref, la vie, quoi! Et une pensée m’est venue à l’esprit: il est vraiment trop facile d’embarquer dans cette routine et cette mentalité de “supermom à tout faire”. Je sais que ce n’est vraiment pas ce que je veux pour ma vie. Je ne sais toujours pas ce que je veux réellement, mais je sais que je ne veux pas stresser dans la vie, et ne pas embarquer dans ce type de vie “métro-boulot-dodo” que beaucoup semble vivre. Je ne veux pas devenir une enragée constamment en recherche de la perfection dans tout. Anyway, la perfection, ça n’existe pas, alors à quoi bon s’évertuer à l’atteindre?

Bref, tout ça pour dire que j’angoisse trop. Je m’en fait trop pour si peu dans la vie. Et je dois apprendre à contrôler mes manies, choses qui vont finir par me faire pogner les nerfs après mes proches, et surtout après le mari et Nano!  Not a good thing, on en conviendra. Mais bon, un pas dans la bonne direction!

0 Comments

  1. C’est loin d’être facile à accepter ce changement de vie.

    J’ai eu des crises du genre aussi, et j’en ai encore des fois… mais un moment donné je me suis dit, j’ai le choix entre regretter la liberté que j’avais, ou trouver un moyen de faire mon petit bout de chemin avec les paramètres actuels.

    Avant d’avoir un enfant on se dit, moi je ferais pas si, moi je vais faire ça, mais une fois dans le « bain » on réalise que ce n’est pas aussi simple. Pourtant entre la vie irréaliste qu’on espérait et celle des autres qui ne nous convient pas, il y a un milieu à atteindre.

    Pis là j’arrête, j’ai l’impression de faire dans la psycho-pop ;)

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