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Souvenirs culinaire

  

Ça semble être la mode de parler bouffe dans les médias tant Web que traditionels: des livres de recettes que tout le monde sort ces jours-ci, les blogues des foodies, la folie Gordon Ramsay à Montréal, en passant par la mode des types de cuisine qui semblent faire fureur (le bio, le terroir, le slow cooking, etc), tout le monde obsède sur la cuisine et l’art de bien manger. Mais ce qui est toujours plus intéressant à savoir, quand je lis ces livres/blogues/revues/entrevues culinaires, c’est de savoir quels sont les souvenir rattachés aux recettes de nos cuistots favoris du moment. Et ça m’a inspiré ce texte.

Voici donc mes souvenirs gastronomiques qui m’ont fait développé (ou pas, c’est selon!) mon palais, et m’ont apporté de si beaux moments dans la vie:

  • la Tourtière du Lac-Saint-Jean de ma grand-mère paternelle, que j’aidais pendant des journées entières à la préparer pour le party du Jour de l’An. On avait même développé une tradition, elle et moi, qui consistait à rester debout toute la nuit pendant la cuisson au four, pour écouter pleins de films et le Bye Bye (qui était ben meilleur dans le temps!). Que de beaux souvenirs avec ma grand-maman. Maintenant qu’elle n’est plus de ce monde, je continue de tenir la tradition avec un ami ou mon homme, en écoutant des Ciné-Cadeaux ou des séries télé qui nous passionnent.
  • Les sandwichs au baloney coupé en carré, les fromages en crotte au BBQ d’une fromagerie à Saint-Antoine près de Mirable, le Chef Boyardee et les pizza pocket pour dîner, popcorn rose: tous des petits plats et grignotines simples que mon grand-père paternel me préparaitachetait toujours avec amour, quand il savait que j’allais venir à sa maison pendant quelques jours. Peu de temps avant sa mort (qu’il devait sentir arriver), il avait acheter des caisses/boîtes de mes nourritures favorites, devinant peut-être que je passerais énormément de temps avec ma grand-mère pour la consoler à sa mort.
  • La lasagne de ma mère. Qui ne bénirait pas la lasagne de sa mère?!!!
  • Le sandwich au jambon bio et moutarde de dijon miel dans un croissant frais de mon ex-belle-mère/ancienne coloc: la première fois que j’avais été dormir chez mon Ex, sa mère nous avait préparé nos lunchs pour l’école le lendemain, et bien que c’était un sandwich tout simple, j’ai failli pleurer devant ce petit geste tout simple et gentil que je n’avais jamais eu auparavant. J’accorde encore une grande importance à cette femme, car c’est surtout avec elle que j’ai commencé à apprécier la bonne bouffe, la simplicité culinaire, et les trèèèssss bons resto de notre ville!
  • Les sushis avec Darling. C’est simple, chaque fois que je mange du sushi avec mon homme, ça me ramène toujours en arrière, dans nos premiers temps ensemble. C’est pas mal dommage que je dois me priver de cette nourriture durant ma grossesse, mais watch out quand je vais avoir accouché!!!
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Vers de nouveaux cieux je m’envole

  

Il y a des moments dans la vie où tu te demandes où tu t’en vas, ce que tu vas faire, dans quelle galère tu t’embarques…L’arrivée prochaine de Nano (d’ici 4 mois et demie) me laisse songeuse face à mon avenir, à ma vie future. Outre les traditionnelles questions de futures compétences parentales (est-ce que je vais bien m’en occuper? est-ce que je vais bien l’éduquer et l’armer pour la vie? vais-je réussir à lui faire avaler son pablum sans trop faire de catastrophes?), je me questionne sur moi-même. Beaucoup. Je suis tellement confrontée à des diktats sur ma future maternité que ça me fait réfléchir deux minutes, le temps de me questionner et de me dire “Est-ce que je veux réellement être COMME ÇA?” Mon côté anarchiste remonte beaucoup ces jours-ci.

Jusqu’à il y a 6 mois, je jurais sur ma non-parentalité, qu’il était hors de question que j’amène un petit dans ce monde de fou…et 6 mois plus tard, c’est ce que je suis en train de faire. En plein milieu de ma grossesse, je me demande encore, parfois, pourquoi…jusqu’au temps que je m’imagine dans le future, mon homme à mes côtés, qui joue avec notre petit haut comme trois pommes. Ça me fait sourire, surtout quand je m’imagine en train de lui montrer à faire des mauvais coups. Autant j’ai peur à l’accouchement, autant je commence à avoir hâte à l’après…

Ce soudain changement de statut dans ma vie me force aussi à réfléchir sur mes autres facettes de ma personnalité, sur mes autres sphères de ma vie de tous les jours. Je doute de beaucoup de choses, mais j’ai aussi envie de nouveauté. Je redoute la trentaine qui arrive, mais je ne veux plus regarder en arrière tellement je suis devenue lasse de ressasser les mêmes souvenirs. Je semble vouloir lâcher prise et m’agripper à d’autres nuages, tannée du peu de changement des choses et du manque d’action.

Je ne sais pas encore vers où je m’en vais ni dans quoi je m’embarque, mais j’accueille ces changements avec un sourire serein. Alea jacta est, comme je me dis souvent devant l’incertitude. C’est déjà ça de gagné!