0

De mon sempiternel questionnement sur mes études et l’université en général

  

Me semble que je suis dans un sempiternel questionnement par rapport à mes études et l’université ces temps-ci…

Une journée, je me dis que je devrais finir ce que j’ai commencé; une autre journée, je me dis que finalement, ça me servirait à quoi, ce petit bout de papier là ?; et puis, je me lève un autre matin, et je m’ennuie d’apprendre, de lire, de réfléchir, d’écrire; et le surlendemain, je me dis que je préfère garder mon argent pour autre chose (comme voyager, ou magasiner plus de livres!)… Je suis pire qu’une femme chez Browns Chaussures (devant le choix de plusieurs paires de talons hauts par exemple) en ce qui concerne la continuation – ou non – de mes études. J’ai envie de me pendre tellement je suis un yo-yo sur ce sujet.

Mais dans le fond, que me donnera ce petit bout de papier à la fin? Un orgueil et une fierté sans borne? Un portefeuille encore plus vide? Un salaire plus grand? Une opportunité d’emploi (Haha, celle-là , je la ris)? Une connaissance incroyable? Je ne sais plus pourquoi je continuerais un programme qui ne me plaà®t plus. Ou plutà´t, qui ne me plaà®t plus à l’endroit o๠je suis. Bien que j’ai adoré mon expérience universitaire à ConU, je dois admettre que je suis plutà´t d’humeur “blaaah”  quand je repense à mes cours. Quelques professeurs avec lesquels j’ai eu des prises de postions totalement à l’opposé de leurs opinions (d’o๠pourquoi je ne veux/peux plus prendre des cours d’études classiques là -bas); des cours obligatoires à prendre qui, somme toute, m’ont ennuyés à mourir et démotivé; une liste de cours qui ne sont même pas reliés à mes intérêts/champs de spécialisation…bref, j’ai beau attendre un jour que l’offre de cours s’améliore, je ne vais pas attendre après ça non plus. Et dire que mon visage a été utilisé pour leur publicité des portes ouvertes de janvier dernier…je me sens un petit peu mal de “bitcher” mon université.

Le portefeuille non plus ne voudrait pas que je retourne aux études. Ou plutà´t si, mais au prix de quel sacrifice dans mon budget? Oh, un ou deux petits cours par sessions, c’est si peu, mais c’est presque 1500$ pour une année de 4 cours: les frais de scolarité, les frais connexes, les frais cachés (parce qu’à  l’université, il y a de plus en plus de frais cachés), le matériel scolaire obligatoire, le matériel non obligatoire mais “fortement” recommandé (lire ici: surement une question ou deux dans l’examen)…L’université est rendue une business, et les étudiants sont des clients qui doivent investir dans leur avenir. Donc cracher votre portefeuille!

On me sort souvent l’argument qu’un baccalauréat, même en rien (lire ici un bacc en histoire ou en littérature), amène un plus grand salaire à long terme. J’en doute. À part dans les fonctions publiques, quel employeur va demander une copie du diplà´me? Il va normalement regarder les compétences et l’expérience bien avant un petit bout de papier. Il y a des exceptions de domaines o๠le diplà´me est nécessaire, j’en conviens. Mais reste que mon employeur se fout bien de mes notions d’histoire, et veut surtout savoir si je sais parser une liste xml pour la traiter en php/css et l’afficher correctement, avec le bon format ISO ou UTF.

Mais là  est le hic: depuis que je suis toute petite que je veux aller à l’université (en histoire en plus)! Je me vois bà»cher jusqu’au doctorat, faire des recherches, me permettre de faire une Lara Croft de moi-même et espérer trouver de quoi sous ses tas de sable égyptien (Indiana Jones a eu de la compétition dans mon imaginaire d’archéologue/historienne avec l’arrivée de la plantureuse Tomb Raider). Je me vois passer de longues heures parmi de vieux documents poussièreux, perdue dans le fin fond d’une bibliothèque à peine fréquentée, en train de m’arracher les cheveux sur un bout de texte qui veut dire fuck all. Je sais, je sais, c’est juste dans les films et séries télé que l’on voit des gens vivrent de la sorte. Mais j’ai toujours aimé ce type de boulot. Un boulot de rêve pour moi, quoi!

Et là , vient aussi le fait de prendre des cours qui ne te tentent pas mais dont ils faut les prendre car ce sont les seuls qui restent pour finir ton bacc. C’est un peu ce dans quoi je suis prise ces temps-ci avec mon université. Des cours qui ne me tentent absolument pas, mais que si je voulais absolument finir mon bacc drette là , je serais bien obligée de choisir parmi ces cours. Je n’ai pas envie de faire un bacc seulement pour faire un bacc. J’ai envie d’étudier sur des sujets que j’aime, qui me passionne; pas de me bourrer le crâne parce que j’ai un examen le lendemain matin sur un sujet qui m’ennuie. C’est clair que je coule mon cours dans ce cas-là !

À me relire, je vois clairement que je ne suis pas encore dà»e pour retourner à l’école. Ou du moins, pas à l’université à laquelle j’étais inscrite. Rien ne semble m’y repousser fortement. J’ai de moins en moins d’incitatifs pour y retourner. Je crois que je dois encore cogiter -et me torture mentalement – quelques temps sur la question!

0 Comments

  1. C’est ok de mettre les études de cà´té un bout de temps… Quitte à y revenir éventuellement à temps partiel et graduer à 50 ans juste parce que c’est un “personal accomplishment”… Moi en tout cas je suis sur cette route avec ma maà®trise! Je l’ai mise de cà´té et un jour j’y reviendrai… :) Mais pour l’instant, récolter de l’expérience de travail compte autant!! :D

Leave a Reply