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Gracieuseté de mon ami qui m’a fait un joli courriel de au revoir pour son été:

Je dois maintenant partir pour l’ontario dans 45 minutes.

C’est un peu drà´le comme une affirmation vraie peut être fausse dès qu’elle est prononcée. Dans le genre citons: “Je suis silencieux” et “Il est neuf heures et quarante-cinq minutes du matin”. N’est-ce pas? Ça n’a aucune importance, je crois, de relever de tels détails. Mais en même temps n’est-il pas cruellement délicieux de faire parfois des choses sans la moindre importance? Peut-être que ce sont les choses sans importance qui ont, entre nous humains, bien plus d’importance que l’acte important pour la société ou l’économie ou la sauvegarde de la faune ou quoi d’autre.

Je dois maintenant partir dans 30 minutes.

Je vais les prendre à finaliser mes bagages, car sinon je serai dans la merde de coyote fumée à la braise de chêne, napé d’une sauce caramélisée à l’estragon, soupoudré d’épices provencales et accompagné de fines feuilles de roquettes sur un lit de tomates cerises du jardin, le tout servi avec un beaujolais 1876, et en entrée de fines fleurs de lilas et pensées aromatisées à l’huile d’olives et bouquet d’épices voluptueusement corsées.

Ça reste de la merde tout de même.


toujorus palpitant, ses courriels 😛